SOMMAIRE

 

Bonjour...

Vous êtes sur l'arbre à palabres... Bon. C'est probablement, ça sera problablement un peu n'importe quoi... Une auberge espagnole. Peut-être une façon de rassembler tout au même endroit, mais en ordre dispersé...

bref, tout et n'importe quoi... Ca évolue, ça involue, ça dévolue...

... En fait : bienvenue d'où que vous veniez...

Aléonyva !

 

 

 

 

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PHOTOS BARCELONE

 
Lundi 4 février 2008
J'ai bien réfléchi et je pense que Freud s’est infligé une à une à peu prés toutes les névroses et psychoses qu’il a pu imaginer.
 


Si on prend comme point de départ l’obsession par exemple, bon ben personne ne doute que ce bonhomme est hautement obsessionnel : un type qui s’enferme 10h par jours pour écrire des inepties du type « Au-delà du principe de plaisir » en parlant de « soma-plasma germinatif » ou de « protozaires » que l’on reproduit immortellement jusqu’à la 3029éme génération, tout ça pour essayer de nous faire croire qu’il y a un lien évident avec le pulsionnel de l’inconscient, vous passerez du peu : c’est pas net. Même commentaire pour celui qui se flagelle chaque jour en pensant (à haute voix et à plein livres) : « je veux coucher avec maman et je veux tuer papa » et qui, 20 ans plus tard, écrit grosso-modo « tous les curés sont des salauds meurtriers » (Totem et tabou/l’avenir d’une illusion).
 
Il ne fait absolument aucun doute qu’il est pervers ; parce que quand même prétendre dans la Vienne conservatrice de la fin du 19ém siècle que les enfants sont des obsédés à la sexualité polymorphe et, ce, face à la bourgeoisie bien pensante qui constitue à la fois sa clientèle et ses lecteurs, ou que Dora tousse quand elle pense à des choses inavouables avec sa famille et, plus exactement son progéniteur masculin, ou encore que le porte monnaie entre-ouvert de ses patientes est un substitut évident de l’activité onanique, faut être un brin tordu, voire un peu porté sur la chose.
 
Il est évidement complètement schizoparanoïaque : parce que enfin, qu’est-ce que c’est que cette façon de passer sa vie à accueillir des gens chez soi, dans son cabinet en leur demandant de raconter tout leurs problèmes, tout en pensant en même temps : « de toutes façons, ce n’est pas à moi qu’il parle », se retenant à peine de s’exclamer à haute voix « le con il transfère ! » ?
Et il a quand même la fâcheuse habitude d’écrire à longueur de bouquin « je ne suis pas moi » – et cela juste pour justifier que le « ça » ça existe ou que le « moi » est illusoire –. Alors passez du peu, mais quand même, là c’est patent. Et puis il le dit lui-même : « j’ai réussi là où le paranoïaque échoue » (parce que ça veut dire quoi ça hein ? je te le donne en mille : ça veut juste dire « j’ai réussi : j’ai pas couché avec le président Schreber alors que vraiment ça me démangeait »).






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Et puis il est gravement maniaco-dépressif aussi… Faut quand même pas oublier qu’il commence sa carrière de toubib en shootant des potes à la coco, en même temps qu’il rédige des articles avec l’intention d’expliquer à la planète que la coco est la solution à tous les problèmes de l’humanité (le résultat le plus probant de cette entreprise, c’est surtout qu’il a surtout réussi à buter son pote le doc Ernst Von Fleisch Marxow). Et je parle même pas de ses formules fumeuses qu’il élaborait avec Fliess pour calculer le jour de sa mort.
Et encore, si ça s’arrêtait là, ça resterait bon enfant, mais il trouve quand même le moyen de terminer sa vie dans une phase maniaque en développant un délire cosmique de grande ampleur parce que c’est quand même lui qui écrit : « les hommes sont maintenant parvenus si loin dans la domination des forces de la nature qu'avec l'aide de ces dernières il leur est facile de s'exterminer les uns les autres jusqu'au dernier. [...] Et maintenant il faut s'attendre à ce que l'autre des deux " puissances célestes ", l'Eros éternel, fasse un effort pour s'affirmer dans le combat contre son adversaire tout aussi immortel. » (Le Malaise dans la civilisation)…
 
Bon, il est pas tranquille le tonton là.
Alors forcément, qu’avec ça, il ait pas trouvé autre chose à faire que d’inventer un système autoalimenté de justifications circulaires à toutes les psychonévroses dont il se gargarise soir et matin, ça me laisse, au mieux, dubitatif et, à la vérité, ça ne m’étonne qu’à moitié.
 
 
Ps : reste l’hystérie, j’ai bien cherché mais j’ai pas trouvé : pas moyen de trouver que Freud était AUSSI hystérique. Ca me gène beaucoup parce que j’aimerais bien pouvoir l’accuser de ça aussi. Si quelqu’un peut m’aider, je suis preneur.
 
 
Ah oui aussi : rien à voir, mais j’aime beaucoup cette phrase : « les enfants les plus fortement égoïstes peuvent devenir les citoyens les plus secourables et les plus capables de dévouement ; la plupart des fanatiques de la pitié, des philanthropes, des protecteurs d’animaux se sont formés à partir de petits sadiques et de bourreaux des bêtes » (c’est dans « considérations actuelles sur la guerre et sur la mort » (1915) dans Essais de psychanalyse).





« Petit sadique, bourreau des bêtes », c’est vraiment très joli, je crois que ça sera ma nouvelle insulte tiens.




Commentaires

petite bête ! bourreau des sadiques, va !
commentaire n° : 1 posté par : raf sarfati (site web) le: 05/02/2008 10:56:04
Francois, je suis pas sure que tu recoives mon mail sur l adresse ou je te l ai envoye (canard celeste), alors je te l envoie sur ton blog... j espere que ca va marcher

bisous du chili!



HOLA !!!!!
 
Quelques nouvelles du Chile, depuis Temuco ou l on passe une semaine tranquilou chez la maman de christian, avant de continuer notre periple vers le sud... 
ici, on se laisse chouchouter par ma belle maman qui est aux petits soins avec nous, une vraie mama latino americaine, qui se soucie, meme un peu trop, de chaque detail et du moindre geste que l on fait! le frere et la soeur de christian sont tres sympas. fanano est completement hyperactif mais tres drole, il parle sans arret (plus que son frere, donc enormement!) et gesticule et s agite dans tous les sens, c est un spectacle a lui tout seul! quant a la "petite" soeur daniela (qui a deux ans de plus que moi...), on dirait une poupee tellement elle est mignonne, et elle est d une gentillesse naturelle qui est propre a beaucoup de chiliens. ah, et j oubliais la "abuelita" (la grand mere), normandia, qui a 94 ans et est immobilisee sur une chaise roulante, et qui ne reconnait presque plus personne... tout le monde la gate et la couvre de baisers; elle reclame sans arret qu elle veut boire du vin alors ils lui donnent un verre de coca en lui disant que c est du vin rouge et elle le boit, des etincelles dans les yeux et heureuse comme tout!
Le voyage dans le Nord a ete super. tout d abord Santiago, ou pendant les trois premiers jours on a eu droit a des fetes de bienvenues partout ou on allait... "asados" (barbecues geants) a n en plus finir et alcool en grande quantite! les oncles, tantes, cousins et cousines de christian nous ont donc recus genereusement, et l  arrivee au chili a ete fetee comme il se doit. le premier jour, le cousin Raul chez qui on a dormi nous a prepare des "locos", des  coquillages qui sont delicieux et de plus en plus rares au chili, car les japonais en raffolent et ils achetent tout...
Santiago est une ville chaotique, un enorme bordel aux pieds de la cordillere des andes, qui est souvent recouvert d un gros nuage de pollution, et la chaleur, en cette periode d ete, y est limite supportable... mis a part tout ca, la capitale possede beaucoup de charme, elle est vivante et il se passe quelque chose a chaque coin de rue.  et puis ici il y a des tas de ferias artisanales, avec plein de jolies choses, et je crois que je vais bientot faire une intoxication de boucles d oreilles!
 On a passe quelques jours a cote de La Serena, au nord de Santiago, dans un petit village de pecheurs, Guanaqueros. on a campe au bord de la mer, et tous les soirs on entendait l ocean gronder, comme s il allait engloutir le camping entier... il rigole pas le Pacifique, et il a rien de pacifique: j ai essaye de me baigner et j ai reussi jusqu aux genoux, les vagues sont trop enormes c est impossible de nager, et vu que j avais pas envie de me noyer parce que le voyage ne faisait que commencer, ca aurait ete con, je n ai pas insiste et je n ai pas lutter contre la fureur de l ocean!  par contre j ai regarde christian se demener contre les vagues, en sautant comme une puce, et finissant submerge par LA vague, celle qui etait la pluuus grande, la pluuuus enorme de toute!
A guanaqueros, j ai mange des fruits de mer, sous toutes les formes possibles, en empanadas (beignets), en soupes, en gateaux, en barbecue avec du fromage... les fruits de mer, comme le Pacifique d ou ils viennent, ont une taille demesuree, et ils sont delicieux  c est terrible, je pouvais pas m arreter de manger! une bonne "paila marina", qui est une soupe de fruits de mer bouillonnante comme le cratere d un volcan, avec une enooorme moule entrouverte plantee au milieu, comme un rocher surplombant l ocean... ay ay ay, ces petites bebetes gluantes me rendent poetique!
bon, mais on n a pas fait que bouffer quand meme, on a bu aussi, du Pisco (une eau de vie de raisin) qui est la boisson nationale du Chili... et aussi du vin rouge (cabernet sauvignon, carmenere, syrah, merlot...); le Chili a des vins delicieux, et ils ont tous des noms francais! 
 On est alles dans la vallee de l Elqui, le berceau de la production du Pisco... dans un village qui avant s appelait "La union" et qui a ete rebaptise "Pisco elqui" afin de legitimer l origine chilienne du Pisco (le Perou et le Chili affirment tous deux etre les inventeurs et les plus grands producteurs de Pisco...). Bref, la region est magnifique. c est une valle verdoyante qui longe le fleuve coulant dans le creux de la precordillere aride et seche ( seche comme un crachat de momie, comme ils disent ici! ). la montagne s etend au loin en une serie de monts poussiereux peuples de cactus et de buissons ratatines, et au milieu... coule une riviere! oui oui, et elle est bordee de vignes, d arbres touffus, de fleurs de toutes les couleurs, et on l entend couler (la riviere) dans le creux de cette terre inhospitaliere. on a grimpe (a midi, en plein cagnard!) la montagne qui surplombe le village, et on a respire de la poussiere et du vent chaud en admirant la vue splendide sur la vallee qui paraissait si fraiche et si accueillante vue d en haut... on dit que dans la vallee de l Elqui, les pierres degagent une energie particuliere et le lieu a quelque chose de mystique, les gens racontent meme que des ovnis se sont posees sur ces terres desertiques et lunaires... je sais pas si c est la chaleur, mais j ai ressenti une grande serennite une fois en haut, le silence des pierres et l immobilite des montagnes, comme si le temps s etait arrete un moment... par contre j ai pas vu d extraterrestres. seulement des scorpions et des cactus. ah, et les nuits etoilees sont magnifiques la bas, on voit des constellations qui n existent pas ici, et alors on se rend compte que l on est dans l hemisphere sud, loin, loin, tres loin! le ciel se dessine differemment, il a d autres codes. par exemple, la Cruz del sur, en forme de fleche, indique le sud, le bout du monde ou regnent les glaciers...
apres cette halte mysticoconstellationnaire dans cet oasis au milieu des cailloux ou coule le pisco a flot, nous sommes alles a Valparaiso. c est une ville pleine de charme, un port qui possede une ame riche de legendes et d histoires qui sont inscrites sur les murs de ses rues, le long des interminables escaliers qui serpentent les collines de la ville. 45 collines en tout, qui forment un immense amphitheatre de toles colorees et empilees, et en bas le port et tout le mouvement qu il suscite, les cris, la foule, la musique, les klaxons... tandisque les ruelles etroites des collines sont tranquilles, envahies par les chats qui paressent sur une marche d escalier ou sur le rebord d une fenetre. les fameux "ascensores", de vieux funiculaires rouilles qui datent du debut du 20e siecle, grimpent en haut des collines, ils sont tres pittoresques et font partie du mouvement de la ville, de son rythme nonchalent. le premier jour, on a parcourru ces collines de long en large, a la recherche de la maison de Pablo Neruda, la Sebastiana, qui etait indiquee tous les 10 metres sur les poteaux electriques. pensant qu elle etait a cote, on a gentiment suivi les indications, pendant au moins 5 bornes, sans jamais apercevoir la maudite maison... finalement, a la tombee de la nuit, dans un quartier un peu craignos, on s est retrouves devant un portail ferme qui indiquait "bienvenue a la sebastiana, etc... ferme le lundi." c etait lundi, et de toute facon c etait trop tard, mais c est pas grave parce que la promenade a ete super, et la vue sur valparaiso etait imprenable de la haut.
par contre, on est alles a l autre maison de Pablo Neruda, a cote de Valparaiso, a Isla negra. la maison est face a l ocean, est c est un poeme a elle toute seule! elle est pleine d inventions et de collections de toutes sortes, de souvenirs et d anecdotes.
neruda collectionnait les figures de proue, et les placait dans son salon, face a la grande baie vitree qui donne sur la mer... "la Morena" fait partie de cette collection, c est une jeune fille couleur ebene qui fixe l ocean avec nostalgie, et chaque hiver une larme coule le long de sa joue... selon les scientifiques, il s agit d un phenomene de condensation, et selon neruda, la jeune fille pleure car elle se rappelle  l ocean, son amant eternel, et son desespoir est si grand qu une larme coule sur sa joue inerte...
des collections de bouleilles qui renferment des bateaux miniatures qui paraissent flotter sur l ocean, au travers de la vitre; de coquillages aux formes etonnantes; d insectes, de masques, de verre... le poete est enterre la, "al lado del oceano que conozco y de la mujer que amo"...
 
oulala, j ai beaucoup ecrit, d une seule traite. mais bon, il vaut mieux un loooong mail que zero mail... on repart demain, pour le sud, et je risque de plus avoir acces a internet.  cette semaine a temuco a ete reposante, et c etait important d etre avec la familia. mais la ca suffit, christian est sur les nerfs et moi aussi du coup.
en plus il fait une chaleur impressionnante, ce qui est anormal dans cette region. tout le monde est a la masse et s ennerve pour un rien, et la grand mere pete un boulon et n arrete pas de crier... il est tant de larguer les amarres!
 
on a mis des photos sur internet, a l adresse suivante:
 
http://picasaweb.google.com/menalkiawn
 
et maintenant, a moi les volcans, les lacs et les glaciers!
l itineraire prevu est: le lac Villarica, le lac Caburgua, le parc national Huerquehue, le lac Calafquen, le lac Panguipulli (celui la j aime bien son nom), Valdivia, les volcans Puyehue et Osorno, le lac Llanquihue, etc... Puerto Montt, et de la , l ile de Chiloe et le festival costumbrista, puis en bateau jusqu a Puerto Chacabuco, Aysen, Coyhaique (la on va bien se cailler!)... puis on remonte par l Argentine et la cordillere jusqu a Temuco! ouf!
 
Christian manda saludos, des "bizous pour tout le monde" comme il dit!
Plein de besitos chilenos pa' todos
 a bientot!
 
Perrine
 
commentaire n° : 2 posté par : Perrine le: 05/02/2008 16:21:46
post réjouissant (il va sans dire : je suis totalment convaincue), très belle lettre exotique, vive le net ! dommage, je ne connais pas essez l'hystérie pour être utile.
commentaire n° : 3 posté par : sterenn le: 17/02/2008 12:43:43
je n'y résiste pas
"(...) et Sigmund Freud, inventeur du Paranaoïaque. Sans Freud, l'Homme ne saurait pas qu'il a envie de baiser sa mère. ce  serait la fin du monde."
Pierre Desproges, Les étrangers sont cons
commentaire n° : 4 posté par : Poutine Girl (site web) le: 26/02/2008 01:55:15

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