Publié le 25 Février 2008


chirac montage



...Je...
 

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Publié le 22 Février 2008

...Je...

remballe-viande

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Publié le 4 Février 2008

J'ai bien réfléchi et je pense que Freud s’est infligé une à une à peu prés toutes les névroses et psychoses qu’il a pu imaginer.

Je m'explique.
Si on prend comme point de départ l’obsession par exemple, bon ben personne ne doute que ce bonhomme est hautement obsessionnel : un type qui s’enferme 10h par jours pour écrire des inepties du type « Au-delà du principe de plaisir » en parlant de « soma-plasma germinatif » ou de « protozaires » que l’on reproduit immortellement jusqu’à la 3029éme génération, tout ça pour essayer de nous faire croire qu’il y a un lien évident avec le pulsionnel de l’inconscient, vous passerez du peu : c’est pas net. Même commentaire pour celui qui se flagelle chaque jour en pensant (à haute voix et à plein livres) : « je veux coucher avec maman et je veux tuer papa » et qui, 20 ans plus tard, écrit grosso-modo « tous les curés sont des salauds meurtriers » (Totem et tabou/l’avenir d’une illusion).
 
Il ne fait absolument aucun doute qu’il est pervers ; parce que quand même prétendre dans la Vienne conservatrice de la fin du 19ém siècle que les enfants sont des obsédés à la sexualité polymorphe à la face de la bourgeoisie bien pensante qui constitue à la fois sa clientèle et ses lecteurs, ou prétendre que Dora tousse quand elle pense à des choses inavouables avec sa famille et, plus exactement son progéniteur masculin, ou encore que le porte monnaie entre-ouvert de ses patientes est un substitut évident de l’activité onanique, faut être un brin tordu, voire un peu porté sur la chose.

Il est aussi évidement complètement schizoparanoïaque : parce que enfin, qu’est-ce que c’est que cette façon de passer sa vie à accueillir des gens chez soi, dans son cabinet en leur demandant de raconter tout leurs problèmes, tout en pensant en même temps : « de toutes façons, ce n’est pas à moi qu’il parle », se retenant à peine de s’exclamer à haute voix « le con il transfère ! » ?
Et il a quand même la fâcheuse habitude d’écrire à longueur de bouquin « je ne suis pas moi » – et cela juste pour justifier que le « ça » ça existe ou que le « moi » est illusoire –. Alors passez du peu, mais quand même, là c’est patent. Et puis il le dit lui-même : « j’ai réussi là où le paranoïaque échoue » (parce que ça veut dire quoi ça hein ? je te le donne en mille : ça veut juste dire « j’ai réussi : j’ai pas couché avec le président Schreber alors que vraiment ça me démangeait ») (bon le fait qu'il ne l'ait jamais rencontré l'a peut-être aidé à réussir là où le parano
ïaque échoue précisément, mais passons).

freud-head-lollipops

Et puis il est gravement maniaco-dépressif aussi… Faut quand même pas oublier qu’il commence sa carrière de toubib en shootant des potes à la coco, en même temps qu’il rédige des articles avec l’intention d’expliquer à la planète que la coco est la solution à tous les problèmes de l’humanité (le résultat le plus probant de cette entreprise, c’est surtout qu’il a surtout réussi à buter son pote le doc Ernst Von Fleisch Marxow). Et je parle même pas de ses formules fumeuses qu’il élaborait avec Fliess pour calculer le jour de sa mort.
Et encore, si ça s’arrêtait là, ça resterait bon enfant, mais il trouve quand même le moyen de terminer sa vie dans une phase maniaque en développant un délire cosmique de grande ampleur. C'est quand même lui qui écrit : « les hommes sont maintenant parvenus si loin dans la domination des forces de la nature qu'avec l'aide de ces dernières il leur est facile de s'exterminer les uns les autres jusqu'au dernier. [...] Et maintenant il faut s'attendre à ce que l'autre des deux "puissances célestes", l'Eros éternel, fasse un effort pour s'affirmer dans le combat contre son adversaire tout aussi immortel. » (Le Malaise dans la civilisation)…
Bon, il est pas tranquille le tonton là.
Alors forcément, qu’avec ça, il ait pas trouvé autre chose à faire que d’inventer un système autoalimenté de justifications circulaires à toutes les psychonévroses dont il se gargarise soir et matin, ça me laisse, au mieux, dubitatif (J'ai l'occasion inespéré ici de rappeller la définition qu'en donne P. Desproges, alors je vais pas men priver : "Dubitatif, ça ne veut pas dire "éjaculateur précoce", ça veut dire "le doute m'habite".)

 

Alors il reste bien l’hystérie. Alors là j’ai bien cherché mais j’ai pas trouvé : pas moyen de trouver que Freud était AUSSI hystérique. Ca me gène beaucoup parce que j’aimerais bien pouvoir l’accuser de ça aussi. Si quelqu’un peut m’aider, je suis preneur.

 

Aussi mais rien à voir, j’aime beaucoup cette phrase : « les enfants les plus fortement égoïstes peuvent devenir les citoyens les plus secourables et les plus capables de dévouement ; la plupart des fanatiques de la pitié, des philanthropes, des protecteurs d’animaux se sont formés à partir de petits sadiques et de bourreaux des bêtes » (c’est dans « considérations actuelles sur la guerre et sur la mort » (1915) dans Essais de psychanalyse).

 

« Petit sadique, bourreau des bêtes », c’est vraiment très joli, je crois que ça sera ma nouvelle insulte tiens.

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