Publié le 2 Décembre 2006

La « rupture tranquille » !!! Mais c’est n’importe quoi !!!!! Déjà « la France d’après » c’était n’importe quoi… mais alors là...

« La France d’après », ça vous fait penser à rien ? Nan ?... si ?... nan ?... et... « Le jour d’après », nan ?... aaaaahhhh… Si ??? un petit peu ???

Bon, je vous rafraichi la mémoire : « Le jour d’après », c’est sorti y a genre un an, c’était un film catastrophe, qui traitait du jour d’après... le jour où (oui, je sais, c'est ballot) la planète était entièrement submergée par un raz de marée gigantesque…

Bref, en guise de slogan « La France d'après/le jour d'après » ça le fait peut-être pas trop... Suis pas sûr qu'en tant qu'électeur j'ai envie de le voir ce jour « d’après »...

A la limite, il aurait choisi : «  la France de demain » pourquoi pas… mais pas « d’après » !  « D’après » quoi ? d’après le déluge ? d’après la guerre atomique ? et pis avant c’était quoi alors ? Parce qu’avant après, c’est maintenant, hein... mais maintenant il y est lui… alors s’il y est maintenant, après ça veut dire qu’il y sera plus ? Alors pourquoi en faire son slogan ???? bref : on comprend rien…Bref, ça marche pas. L’équipe de comm et le conseiller en comm sont nuls.
Fallait changer.
C’est fait.
Et le nouveau slogan est : (roulement de tambour) « La rupture tranquille ».
Ouais. Quand même.

Pour info, le "Dictionnaire historique de la langue française" sous la direction d'Alain Rey donne cette définition : « Rupture : exprime également la séparation brutale en deux ou plusieurs morceaux d'une chose résistante, sous l'effet d'une force trop intense ou d'un  effort trop prollongé »
plus loin :

« (...) faire cesser brusquement un état existant, d'interrompre le cours de quelque chose »

«  Séparation brutale sous l’effet d’une force trop intense », « brusquement », heu… comment dire… avec « tranquille », je vois pas…

C’est n’importe quoi. Il est pédale complètement dans la choucroute là.

sarkozy

Sérieux, je prends et je reprends les paris : ce type sera pas élu.

Pourquoi il sera pas élu ? Ben d’abord je crois qu’il est pas crédible. Il est populaire oui, mais il n’est pas crédible. Popularité c’est pas crédibilité.

Sérieusement vous le voyez défendre la position de la France au conseil des Nations Unies sur la guerre en Irak ? Je suis vraiment pas certain que personne le crédite de crédibilité présidentielle. On peut penser que le peuple est con, mais le peuple est pas con. Sarkozy est populaire, certes, ça c’est ce que montrent les sondages, mais est-il crédible ? je crois pas. Villepin est crédible, oui. Il est pas populaire, certes, mais il est crédible. Il est « présidentiable » comme on dit.

Autre raison pas négligeable : ce type a quand même presque tout son appareil politique contre lui. A la tête de l’UMP, personne ne veut de lui. Les militants oui, les dirigeants non. Il a la sympathie des adhérents, des militants, c’est incontestable, mais il n’a pas l’appui des dirigeants… Ca va pas être facile facile de gagner une élection sans avoir l’appui de son propre parti… (Bon c’est vrai que c’était la même chose pour Chirac en son temps, je le concède,  mais c’est quand même une difficulté à ne pas négliger pour une élection présidentielle).

En gros : faudrait déjà qu’il soit candidat sous la bannière de l’UMP (hors la bannière, il a aucune chance) et s’il est candidat désigné, faudrait encore qu’il soit le seul. On va voir.

Mais à la limite c’est pas pour ça que j’écris cet article. Le plus consistant, le plus croustillant pour moi, c’est que ce type souffre… (attention coup de théâtre) d’une grave névrose d’échec !

J’ai fait mon diagnostic : je suis formel, ce type souffre d’une névrose d’échec. D’une névrose de destiné pour être plus précis. En gros, ce type est son pire ennemi.

Névrose de destinée :
« Organisation pathologique de l’existence elle-même que la psychanalyse conçoit comme névrotique, malgré l’absence de symptôme apparent, et qui traduit de manière très nette la force de la compulsion de répétition. »

J’invente pas, c’est dans « le dictionnaire de la psychanalyse », R. Chemama, B. Vandermersch (dir.), Larousse, Paris, 1998 qui le dit.

Au fond, si on regarde bien, Sarkozy ne fonctionne qu’à l’envie d’être empêché d’être premier… Premier il a plus personne qui l’empêche et c'est précisément ce qu’il lui faut éviter.

Sarkozy est un second, pas un premier.

Donc, à moins qu’il veuille être calife à la place du calife en se mettant en tête que le calife c’est la présidence des USA (tu suis le raisonnement grand ? pour lui, il faut se garantir que la place qu’il veut est parfaitement inaccessible, ce qui est le cas, c’est le moins qu’on puisse dire, s'il se met en tête de devenir président des USA), il se débrouillera tout à fait pour arriver à ce qu’il veut : ne pas y arriver.

Et la névrose de destinée alors ? Et ben pour le tonton barbu de la psychanalyse, la névrose de destiné, c’est les bonhommes qui « donnent l’impression d’un destin qui les poursuit, d’une orientation démoniaque de l’existence », comme si une série d’évènements se répètaient dans leur vie malgré leur caractères déplaisants, alors, que bien sûr, faut bien reconnaître que le sujet y est bien pour quelque chose (même s’il en souffre).

Bon pour la petite histoire, Freud lie ça à la pulsion de mort (c’est dans « Au-delà du principe de plaisir », 1920) et pour faire vite, on dira que c’est pas toujours facile d’anticiper la culpabilité du succès selon ce que ça représente pour le sujet et pour certains, le plus simple c'est peut-être de se démmerder pour se planter (allez chercher un peu plus loin, on arrive tout de suite à l’agressivité inconsciente débordante et inassumée à l’égard de l’autre (allez, du père) qu’on voudrait surtout pas voir se réaliser dans la réalité en réussissant).

Donc, à mon sens, à moins qu’il veuille être calife à la place du calife, en se trompant de calife ou qu’il fasse une analyse – mais là-dessus, je vois pas bien quel psychanalyste accepterait de le prendre en cure un tel zigoto – y a pas beaucoup de chance qu’il arrive là où il ne veut pas arriver.

Nan, le truc qui me réjouit (gnark gnark oui je suis cruel), c’est que ça va être un beau feu-d’artifice à la télé. Je me régale d’avance avec cette campagne !

Si ma théorie est juste, il va nous pêter dans les mains dans la dernière ligne droite de  la campagne, le tout dans un beau festival de lapsus (l’en a fait un sur France 2 la semaine dernière en se plaignant que la gauche « stérilisait les injustices » …) d’actes manqués, de dérapages, de phrases mal placées, etc.

Ah ! Ca va être joli tiens !… D’ailleurs si on y regarde bien, il a déjà commencé les répétitions : il a superbement planté l’annonce de sa candidature (« Vous allez en avoir des surprises » (sur la façon dont je vais annoncer ma candidature) qu’il disait, on a surtout vu… rien) ou encore, il y a un an, lors de la crise des banlieues avec ses « Karscher » et ses « racailles ».

Qu’on le veuille ou non, ces mots ça le fait pas, ça marque et ça reste dans l’opinion et je crois pas que ça crédibilise un personnage. Passons vite sur le gain de popularité ponctuel immédiat qui a suivi ces déclarations, sur le long terme, va surtout rester l’image – reprise par un Chirac commentant son voyage aux USA où Sarkozy avait pris soin de critiquer (quelle élégance !) la politique internationale française auprès de G. Bush (ce qui lui avait valu le sobriquet de « caniche de Bush » de la part de Fabius, Fabius, qui au passage pompait un peu sur G. Michaël (si si) mais bon ça faisait quand même plaisir, oui je suis cruel) – d’un incapable excité jetant surtout de l’huile sur le feu. Tu parles d’une crédibilité...

Ceci dit, c’est pas pour autant que j'y vois un motif à se réjouir de l’avenir politique qui se profile… Sarkozy écarté, ça ne présente pas pour autant quelqu’un de plaisant… Mais c’est une autre histoire.

Mais bon, le petit nerveux (le grand tranquille c’est l’autre) en fait de rupture, s'il continue comme ça, c’est surtout une rupture tranquille d’anévrisme qu’il va nous faire…

Bref, pour reprendre le propos du début, je prends et reprends les paris : sera pas élu.
Sur l’hypothèse de la névrose de destinée, le non soutien du parti etc., bref, sur les  explications de l'échec, je mets pas ça dans le pari, mais par contre, sur le résultat, je prends les paris : sera pas élu.

Zavez les commentaires en bas pour vous ça.

En attendant, je vous bise.

 

Le canard céleste.

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Publié le 2 Décembre 2006

Rien à ajouter... (sauf à la limite que c'est dans l'eau de l'Alhambra que ce poisson s'atomise.)

 

poisson-atomique

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