Publié le 27 Mai 2006

Si le major a internet !


Comme ça il l'a :

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Ca te scie hein espèce de cave ?
 

 

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Rédigé par céleste

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Publié le 12 Mai 2006

Hormis que je suis privé d'internet depuis deux mois, tout va bien (je maintiens mon site depuis un cyber café hein, je vous prie de noter l'exploit).

C'est donc là (écrit à la maison puis transféré dans un cyber café, bref, la suite de mon long et jamais fini combat contre Dieu).
Depuis que j'ai écrit ça cet article, j'ai changé d'appart et ça va beaucoup mieux. Un con parable.

 

C’est extraordinaire à quel point parfois les évènements peuvent s’acharner contre un pauvre être humain. Vraiment suprennant. On se dit « il faudrait en faire un film ». Faudrait faire un film. Bon, comme on a pas les moyens de faire un film et qu’on a un blog, alors on fait un article.

Bref, mes collocataires sont des malpropres pathétiques qui ne méritent que des coups de batte de baseball dans les dents. Ca fait 4 mois que je suis dans ce trou sans fenêtre qui est censé être un appartement.
L’ambiance est géniale. Splendide. Un truc t'imagines pas.
En quatre mois, on n’a pas bouffé une seule fois ensemble. Ce sont des gens formidables. L’un est facho qu’il en peut plus, ça lui sort par tous les porcs (oui les « porcs ») de la peau, et dieu sait qu’ils sont multiples. Ca dégouline de partout, il en fout plein le canapé. Parfois il m’explique d’où viennent les problèmes en France – les émeutes de banlieues, le CPE, etc. - (cherchez pas, l’explication est toute simple : c’est l’immigration). Et quand ça le prend, il explique aussi ses solutions, mais la pudeur me défend de reproduire de telles insanités ici (il faut noter que ce monsieur fait une thèse sur l’Egyptologie et qu’il est probablement d’origine arabe, ce qu’il faudrait peut-être qu’il assume, bref). Par la suite, outre qu’il passe sa journée à regarder des documentaires (genre « A la recherche du Calamar Géant » – si, si je l’ai regardé en entier et j’interdis quiconque de me soutenir qu’il y a toujours quelque chose d’intéressant dans chaque expériences – on voit bien que ceux qui disent de telles inepties n’ont jamais regardé un documentaire sur le Calamar Géant en compagnie d’un collocataire facho), ce « monsieur » (à prononcer comme si on tenait une vieille chaussette pourrie du bout des doigts en se bouchant le nez) ne fait rien, mais absolument rien, dans cet appart. Il n’est pas locataire, il est juste le copain, le petit ami-facho d’un des vrais collocataires et à ce titre ne paie aucun loyer. Ce qui ne l’empêche pas d’être là tous les jours. Qu’il regarde des inepties à la télévision, c’est pas le problème, après tout il y a bien des gens qui écoutent Lara Fabian (j'ai pas dit qu'il y a des gens bien qui écoutent Lara Fabian, relisez donc), le problème c’est qu’il est là TOUS les jours et qu’il est tous les jours devant la télé. Il ne fait jamais le ménage, il ne paie pas un centime, il est con comme un âne et teigneux comme une hyène. Il paraît que dans son appart qu’il se loue comme un grand (ce monsieur a 40 ans, il faudrait peut-être qu’il assume plutôt que de s’identifier au Calamar Géant – dont, au passage, personne n’a jamais certifié l’existence) il n’y a pas de douche. Ben oui : si tu voulais une douche dans ton appart, fallait pas faire une thèse sur l’égyptologie mon grand, hein. Donc il vit ici. Il vit ici, toute la journée devant la télé à regarder des documentaires sur Spartacus ou la Grêce Antique ou je ne sais quoi, mais en tout cas avec pour point commun que tout ce qu’il regarde est toujours très intéressant.

 

C’est bien simple : depuis 4 mois que je vis là, cette bande de joyeux lurons n’a jamais invité personne à l’appart. C’est bien simple : ils ne connaissent personne (parfois je me demande s’ils reconnaissent leur pieds tellement ils sont fachos. Je suis à peu prés sûr qu'ils seraient capable de les foutre hors d’Espagne s'il venait à un politicien quelconque l'idée de déclarer que les pieds sont des étrangers).

Bref. Hormis le fait que je vis dans un appart où la seule chose qui passe c’est la pulsion de mort (ah ! cette fois je sais ce que c’est ! Ca a un rapport direct avec le Calamar Géant) et que ces gentils messieurs ne voient jamais personne, qu’ils se gavent de télé du matin au soir à regarder des trucs qu’ils critiquent (sans jamais se demander pourquoi ils les regardent), la semaine dernière a donné lieu à un épisode extraordinaire. Il se trouve que j'ai fait une chose qu'il ne faut jamais faire : j’ai oublié mes clés à l’appart. Oui : je suis sorti boire un café au soleil (oui, c’est bizarre je préfère le soleil au Calamar Géant) et en revenant je me suis aperçu que j’avais pas mes clés. J’appelle donc le seul de mes collocs dont j’ai le numéro de téléphone et je tombe sur son répondeur. Bon, je lui explique que je suis dehors et que j’aimerai bien qu’il me rappelle pour savoir quand il revient car je suis dehors sans les clés. Il ne m’a jamais rappelé.
J’ai passé 5h dehors. J’ai fini par rentrer parce qu’un autre colloc (le nouveau, c’est un Playmobil, je vous expliquerai) sourd comme un pot a fini par sortir de l’appart et j’ai pu rentrer.
Le lendemain matin, le colloc que j’avais appelé au téléphone et qui ne m’a jamais rappelé me voit dans la cuisine et me dit « Salut ! comment ça va ? ». Ben ça va très bien, j'ai une curieuse envie de te casser la gueule quand même - mais je dois manquer de Magnésium. Comme je suis un peu con, je lui ai demandé pourquoi il ne m’avait pas rappelé hier soir après mon coup de fil (après tout j'ai passé 5 heures dehors). Il m’a dit qu’il n’avait pas entendu. Voilà. 1-0.

 

Second plan. Il y a deux chats dans l’appart. Personne ne les nourrit avec autre chose que des croquettes. Mon nouveau colloc – oui, le Playmobil – me tient un discours du type « c’est bien fait pour eux, ils n’avaient qu’à pas miauler ». Je décide d'argumenter. Voilà comment je m'y prends : je suggère d'inverser les rôles. Je lui explique alors que si, lui, il n’avait que des pattes et pas de bras, il ne pourrait pas aller au supermarché faire ses courses. En toutre, si on le nourrissait exclusivement de croquettes, je fais le paris qu'il finirait peut-être lui aussi par miauler. Il n’a pas compris.

Bref, dans un humain soucis d’empathie féline, j’ai commencé à acheter des boites aux chats. Idée à la con. Le lendemain, le chat avait chié sur mon lit. Plutôt que de m'énerver, j’ai attrapé le chat choppé et je lui ai collé la tête dans son labeur (c’était ça ou un coup de pieds au cul assez intense). Il est ensuite parti sur la terrasse. J'ai un peu médité et j'en suis arrivé que je devrais probablement faire la même chose avec mon collocataire.
Bref.
J’ai compris bien plus tard que si le chat avait fait ce qu’il a fait, c’est peut-être parce que personne ne lui change sa caisse. En l'occurence, comme je suis le seul à lui donner à bouffer, il a du penser que c’était à moi qu’il fallait adresser les réclamations.
Le lendemain le colloc (le petit gros – le copain du facho) est venu me voir dans ma chambre (il faudrait qu’il fasse attention, je suis un peu sur les nerfs en ce moment) pour me demander de laver une assiette qui traînait depuis deux jours dans l’évier (une fois précèdente, il avait trouvé le moyen de mettre un mot dans l’évier pour demander de laver une assiette sale – qui n’était sans doute pas à moi – je précise, bien sûr qu’il m’est déjà arrivé de laver les assiettes des autres sans faire chier le peuple).

Calmement, je lui fais comprendre que ce n’est pas mon assiette et qu’il est hors de question que je la lave. Le lendemain, il est revenu me voir pour me demander si c’était mon assiette (donc 3 jours qu’elle traîne dans l’évier). J'ai pensé à lui casser la gueule à coups radiateur en fer, mais je me suis contenté de lui dire qu’il me semblait lui avoir déjà répondu. Il a pris peur. Deux minutes plus tard, alors que j’étais dans la cuisine, j’ai vu la dite assiette dans l’évier. La situation était très et je n’ai pas pu me retenir. J’ai considéré l’assiette une seconde et j’ai hurlé très fort : « à qui est cette assiette ? ». Alors qu’il regardait la télé, il a sursauté mais il est venu prestement dans la cuisine. Il a regardé l’assiette un moment, puis il a dit « je ne sais pas ». Ni une ni deux, j’ai pris un ton dramatique et déclaré solenellement que si l’assiette n’était pas lavée très prochainement, je la jetterai à la poubelle. Une heure plus tard l’assiette était lavée.
 

Chose promite (à Syrius), chose dute, voici l'assiette :
Comme si tout cela ne suffisait pas, ça fait un mois que je n’ai plus internet. Je suis obligé de descendre dans les cafés internet pour chercher un appart (alors que ça devrait être l'inverse - je veux dire normalement, on devrai descendre dans un appart pour chercher interne, mais je m'égage). Quoiqu'il en soit, c’est insuppportable.

Hier internet est revenu, j’ai cru que Dieu existait, aujourd’hui il est reparti. J’ai compris que Dieu existait. Et que c’était un connard.
Il faut bien se rendre compte que dans la situation où je suis, internet et les mails sont les derniers modes de communication qu’il me reste avec le monde. Que Dieu décide de m’en priver je trouve ça juste. Après tout je suis un sale type, il y a un nombre incalculable de raisons de m’isoler le plus possible et de me faire payer. Ou pas.

Attends, attends, c’est pas fini…
Il y a deux jours je suis allé faire une visite pour un appart. J’arrive en bas, je sonne, rien. J’attends, rien. Je re-sonne, rien. Bref, je décide d’appeler. Evidemment on me répond : « oui oui j’arrive ». Mon interlocutrice n’est jamais venue. L'avantage de cette mise en scène, c'est que ça m’a permis de boussiler mon crédit téléphonique. Elle n’est jamais venue et je n’ai jamais vu l’appart.
Attends, attends, c’est pas fini. Alors que j’attendais dans la rue et que je me demandai combien de coups de pieds de chinois il fallait donner dans un immeuble pour le faire s’écrouler, des gamins catalans et courageux, ont eu la riche idée de me jeter des ballons d’eau dessus. C’est à peine croyable mais c’est vrai. Je voulais vraiment ne pas les insulter, mais je n’ai pas résisté. Parfois je suis faible.

Attends, attends, c’est pas fini…

Je suis ensuite allé voir mes mails (je me suis dit : « tiens je vais payer une demi-heure de communication dans un café internet juste pour voir, comme ça »). Et là, rien, pas de mail. Normal quoi. J’ai ensuite regardé ma seconde adresse – celle consacrée aux spams pour me faire croire que j’ai des amis (allons, allons, ne fais pas l’offusqué(e), toi aussi tu fais ça) et que vois-je ? un mail du « premier Mandala » (c’est une vieille connaissance). Comme je n’ai rien de particulier à lui dire, je m’empresse de le lire. Le premier Mandala m'y traîte de connard. On a dû se voir genre une fois dans les 7 ou 8 derniers mois. En lisant ce mail, je suis presque content, je me dis que finalement ça complète plutôt bien ma journée et que ça me fera de la matière pour un article pour ce blog. Me faire traiter de connard à 800 kms de distance avec autant de spontanéité, je me dis « c’est beau internet ». Je ne sais toujours pas pourquoi il m’injurie – je suppose qu’il ne s'aime pas ou que j'ai mal pris certaines choses.

Attends, attends, c’est presque fini (ne jamais dire ça, ça n’est jamais fini)…

Il faut quand même que je te décrive (oui je te tutoie, de toutes façons j’ai pas d’amis alors je fais ce que je veux) au moins un des appart qu’on m’a proposé durant ma recherche (oui car, c’est bête : je cherche à me casser de mon appat habité par des collocs fachos qui regardent des documentaires sur Le Calamar Géant).
D’abord, au vu de ce que certaines personnes proposent de louer, je dois dire que la honte est vraiment un concept que certaines personnes n’ont jamais développé.
L’annonce dit « cherche quelqu’un qui parle anglais ». J’aurais du me méfier. Je sonne, je monte. Je tombe sur une vieille hystérique. D’emblée elle ne m’inspire pas confiance. Je passe la porte, elle ferme à clé. Ben voyons. Cette dame est espagnole. Cette imbécile refuse de me parler en espagnol. Tout en anglais. Paraît qu’elle est secrétaire et qu’elle fait des traductions. Je l’appellerai Jean Clodette Van Damette. Très vite, je comprends qu’elle vit elle aussi dans l’appart  et, alors que je lui demande poliment de me montrer la chambre – je sais que c’est vraiment une idée à la con, mais je suis quand même pas venu pour rien – elle me désigne du doigt avec le sourire… le clic-clac de son salon !
Je suis estomaqué.
« Ca ne me pose pas de problème », dit-elle. Ah bon, ben ça va alors.
Elle continue :  « … puisque la salle de bain – qui est dans le salon – je n’y vais jamais avant 7h30 le matin ». Ah bon, ben ça va alors.

Attends, attends, c’est pas fini.
Moi, à ce moment là j’hallucine grave. Et là, madame m’explique que, bon pour l’intimité effectivement, peut-être que c'est un peu emmerdant, mais bon, on va pas en faire un fromage. Alors elle me montre un paravent en bois (pour me cacher ?). Je reconnais que l’argument a du poids. Un paravent en bois pour cacher un canapé dans le salon, il fallait y penser. Je fais grise mine. Et là, extraordinaire, elle sort son jocker et m’explique que tout va bien et que très bientôt elle va construire un mur pour m’isoler complètement et me priver définitivement de la fenêtre !!!!
On se croirait dans « Le silence des agneaux ». Viens chez moi, je t’enferme derrière un mur.
Attends, c’est pas fini…
Toute fière de son effet, elle me sort ensuite une feuille imprimée avec 40 points qui correspondent chacun à une interdiction… Je n’ai pas eu le cran (oui parfois je me dégonfle) de les lire. Je lui ai expliqué calmement que ce n’était pas, disons « exactement » ce que je cherchait. Elle a hoché la tête et m’a ouvert la porte. Aujourd’hui avec le recul, je pense qu’elle m’a trouvé d’une grossiereté inouïe et qu’elle a pensé que les gens n’ont plus d’éducation.

De retour à l’appart, quelle bonne surprise, mon collocataire regardait un documentaire en slip.
Bon je vais pas y aller par 4 chemins : je crois qu’il faut que je change d’appart tout de suite.

La prochaine fois j’essaierai d’écrire un truc sur mon nouveau collocataire Playmobil. D’ici là, courage (je me parle à moi).

 

Comme je suis content, je vous dis bonjour avec cette vidéo tournée à l'appart.

 

 

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