Publié le 24 Mars 2006

Elle, elle lit trop Lacan
meltem

Et parfois ça se voit.

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Publié le 22 Mars 2006

Hier soir, 1er cours de catalan.
Pour ceux qui savent pas, c'est pas compliqué :


catalunya

En fait, c'est pas compliqué : les Catalans ont pris le pire de la culture française et le pire de la culture espagnole et avec ça ils en ont fait une nouvelle dont ils sont très fiers (et ils vous le font sentir).

L'occasion était trop belle : j'ai décidé - forcé bien sûr - de prendre des cours de catalan.Donc, hier premier cours.

3h30 que ça dure (je sens que je vais m'amuser moi tiens ! ), ça a commencé  comme ça :

"(la prof) Et comment qu'on dit "escargot" en catalan ?"

C'est consternant.

C'est consternant : j'ai 30 ans et il faudrait que j'ai honte de pas savoir dire escargot en catalan.

(Je sens que je vais m'amuser, c'est fou.)

Encore une autre ? Allez !

Un des exercices consiste à lire des photos-bulles sur lesquelles des jeunes gens décérébrés disent - en catalan - le pays d'où ils viennent. Ca donne :

- Je suis du Pérou ("soc del Peru"),

- Je suis du Népal ("soc del Nepal")

etc.

... et la dernière, qu'est-ce-qu'elle dit ? hein ? (oui la dernière là, la vieillasse toute frippée sur la photo avec ses lunettes qui puent) hein ? Je vous le donne en mille ! "soc de Catalunya" !!!

Naaaaan ! La Catalogne et le Pérou c'est pas la même chose.

La question était : "de quel pays viens-tu ?"

On ne peut pas répondre :

- "Je viens du Pérou"

- "Je viens d'Allemagne"

- "Je viens du Sénégal"

et toi ?

- "Je viens du Marseille".

ben non.

 

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Publié le 6 Mars 2006

Petit concert un petit dimanche soir dans une petite salle de 200 personnes avec un bar au milieu, l'entrée à un prix dérisoire et la bière à deux euros.
Tout ça dans une salle chauffée à blanc, avec un petit groupe au nom bâtard de 6 paumés pour un concert à fond total pendant trois petites heures !

 
atomik 
Le concert dure depuis près de deux heures quand, entre les pogos et les (rares) moments de calme, un petit bonhomme fier comme un patron de bar tabac monte sur scène. Il a les cheveux longs derrière et pas beaucoup dessus ou alors quelques uns qui pendent comme des fils, bref : une parfaite coupe catalane... le ventre un peu en avant et le regard fier au-dessus d'un perfecto-parfait, au bout d'un moment, il prend Manu dans ses bras et le sert très fort en lâchant quelques larmes de joie ou d'intensité tellement les émotions sont poussées à fond. C'est tellement fort que j'ai l'impression qu'il pleure pour tout le monde. Manu le prend dans ses bras à son tour... Je me souviens encore qu'au milieu de ses larmes, le regard du petit bonhomme s'est mis à changer peu à peu pour s'illuminer alors que son visage se fendait de joie jusqu'à ce qu'il finisse par lever son bras pour crier à pleins poumons les « Hey ! Hey ! Hey ! Hey !» de Gambit. comme si la malegria l'avait fait passer des larmes au rire.

Le groupe finit par lâcher la scène après une interminable file de rappels d'au moins une heure et demi en laissant la salle en petits morceaux et à bout de force... et la Salamandra se transforme en boite de nuit reggae/ragga/salsa/rock. Vers 5h, quand la salle a commencé à se vider, j'ai croisé le chanteur dehors, devant la salle. On a échangé quelques mots quand le videur m'a prié de partir car la salle allait fermer. Pas eu besoin de trop insister pour rester (les gens avec qui j'étais venu étaient encore dedans) mon interlocuteur expliquant au videur que j'étais « collègue ». De retour à l'intérieur, le bar a fermé la caisse et plus personne n'encaissait les boissons ! Il devait rester environ une quinzaine de personnes dont le splendide Tonino Carotone. Rien à dire : ce mec est vraiment splendide ! Surtout quand il danse ! On pourrait dire que dans ses moments de grandeurs (ils sont nombreux), Tonino se tient droit comme un S.

toninocarotone1
(... Tonino Carotone...)

La Salamandra a continué à mixer encore très tard jusqu'à ce que Madjid, qui traînait encore, sorte une guitare et qu'il commence quelques morceaux avec Manu et Tonino... A 7h la salle a définitivement fermé ses portes et on est tous sorti par une porte à l'arrière alors que les Atomiks prenaient le métro au petit matin comme des vagabonds, guitares sous le bras...

Tout petit concert de fin de semaine quoi...

 

 
* * * VERSION ESPANOL * * *


Pequeño concierto un pequeño domingo a la noche en una pequeña sala de 200 personas con un bar en medio de la sala, entrada por un precio ridiculo y la cervecita a 2 euros...
Todo eso en una sala caliente, con una pequeña banda de 6 músicos perdidos, con un nombre bastardo, ¡ un concierto totalmente estupendo durante tres horitas!

El concierto había empezado ya desde dos horas cuando, entre los pogos y los (contados) momentos de calma, un pequeño hombre, orgulloso como un dueño de bar tabaco, subió al escenario. Tenía el pelo largo atrás, pero casi nada encima, sino algunos cabellos colgados como hilos, bueno: un corte de pelo catalán perfecto... la panza un poquito adelante y la mirada orgullosa encima de un perfecto (campera de cuero negro) perfecto. Después de un momento, se tomó Manu en sus brazos para estrecharlo muy fuerte dejando hundir lagrimas de alegría o de intensidad tan las emociones eran fuertes...
El sentimiento general era tan fuerte que tuve la impresión que el hombre lloraba para todo el mundo... Manu lo abrazó por son turno... Me acuerdo todavía que entre sus lágrimas, la mirada del pequeño hombre se ha cambiado poco a poco hasta que acabase levantado su brazo para gritar los "¡Hey! ¡Hey! ¡Hey! ¡Hey!" de Gambit... como si la malegria hubiera cambiado sus lagrimas por una sonrisa...

La banda finalmente dejó el escenario después una interminable serie de llamadas a escena que duraron por lo menos una hora y media, dejando la sala en pequeños fragmentos y sin fuerza... y la Salamandra se convirtió en un night-club de reggae/ragga/salsa/rock...
Cerca de la 5, cuando la sala empezó a vaciarse, he cruzado el cantante fuera, en frente de la sala. Estábamos charlando cuando vino el guardia para pedirme que me vaya porque la sala se estaba cerrando. No tuve que insistir para quedarme (la gente con quien había venido seguía dentro), porque mi interlocutor explicó al guardia que yo era colega.

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(... tonino...)

De vuelta a dentro, el bar estaba cerrado y nadie pedía nada para las bebidas. No quedaba nada  mas que 15 personas y el esplendido Tonino Carotone. No hay nada que decir: ¡este tío es esplendido! sobre todo cuando baila. Se podría decir, que en sus momentos de triunfos (son numerosos), Tonino se pone derecho como una S.
La Salamandra ha seguido pinchando muy tarde hasta que Madrid el guitarrista, que estaba por aquí, se tome una guitarra y empecé a tocar un poco con Manu y Tonino... A la 7, la sala cerro definitivamente sus puertas y nos hemos ido todos por una puerta atrás, mientras que los Atomiks tomaron el metro en la mañanita como vagabundos, las guitarras en la espalda...

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LE FILM DU CONCERT
/ LA PELICULA DEL CONCIERTO

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