Publié le 25 Juillet 2005

Petite "fête de la myacine" à l'appart avec protagonistes jaloux et paranoïdes.

 

D'accord, voici une photo de l'objet totem :

 

 

Et pis aussi le film qui fit crier le voisin-mysoginé par l'ensemble.

Faut voir quand même...

...

 

 

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Rédigé par céleste

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Publié le 22 Juillet 2005

Concert d’Iggy, annoncé ici-même il y a une petite semaine…

Concert hallucinant… L’Ig toujours aussi sain d’esprit… Voici la description du concert, texte, extraits vidéos à l’appui ! (j’ai mis les vidéos au fur et à mesure, suffit de cliquer dessus au fur et à mesure de la lecture du texte).

 

Et en apéritif, quelques déclarations de l’iguane :


(A propos des débuts des Stooges :)
 « Nous étions des bâtards macrobios qui n’aimaient pas la flûte des Andes (…) On était de sales petits macrobios (…) si vous mangez uniquement du riz complet et des légumes bios assez longtemps, vous vous émaciez et vous avec ce look fluorescent… comme des cartoons humains. On en a joué. En en plus, on était raides zonqués, un peu dans le même état d’esprit que Jésus errant 40 jours dans le désert, se nourrissant de sauterelles et recevant de fabuleuses visions ».

(Aujourd’hui :)
« J’ai 58 balais et je n’ai jamais été aussi heureux sur scène (…) dans deux ans, mes salauds, je serai à mon sommet. J’ai bien envie de vous dire : « moi, Iggy Pop, je suis dans la force de l’âge. » » .
 
(Extraits de Rock’n’folk du mois d’août 2005.)

 

 

LE CONCERT !

Les protagonistes :
 Iggy Pop : chant et contorsions.
Ron Asheton : guitare.
Scott « Rockaction » Asheton : batterie.
Mike Watt (complètement siphonné) : basse.

1. … LE TRAC

Putain ça fait 3 ans que j’ai pas vu Iggy et… j’ai le trac !
Pourtant c’est la 6éme fois que je vais le voir et à chaque fois j’ai l’impression d’aller voir un pote… Ce coup-ci j’ai même déplacé un voyage en Pologne pour par le rater…

Résultat : aucun regret !

Le concert se passe dans la région de Marseille, sur l’île du Gaou. C’est un show en plein air avec une petite scène, pas trop de monde – peut-être 3000 personnes – dans une ambiance quasiment familiale avec un public très mélangé, de 15 à 50 ans et même avec quelques mômes…
D’ailleurs c’est la première réflexion que je me suis faite : que j’aime bien les concerts mélangés, et que ça me gonfle quand y a que des jeunes, et que ça me gonfle quand y a que des vieux…

Voir la scène (01)

2. UN « EVENEMENT PUBLIC »

Il faut reconnaître quand même que malgré ça, tout de même, le public n’est pas « piqué des vers »…

Alors qu’on attend avec Loïc et avec anxiété l’arrivée de l’iguane, et qu’on se presse (ou plutôt qu’on se fait presser) comme des sardines pathétiques pas trop loin du devant de la scène, juste derrière nous, deux bonne femmes d’une cinquantaine d’années nous intriguent un poil.
Pas quelles soient sales ou infectes ou dégueulasses, mais… si.

Tout occupés à ne pas être occupés par elles, on est pourtant bien obligé de recentrer notre attention sur elles lorsqu’un « pov’ jeunot-crevure-de-hippie-et-junkie » passe, joint au bec. L’une des deux s’écrit alors : « Oh ! toi là ! file moi ça ! Fais tourner, connard ! »…

A peine étonné, le gars se retourne, lui file son joint et se fiche à coté d’elles et… commence à les brancher !

Bon, jusque là, je me dis : c’est vendredi, ces deux bonne femmes se font leur vendredi rock’n’roll, y a pas de raisons de se laisser impressionner.
Bon.
Au bout d’un moment, la plus sale des deux se met à genoux.
Bon.
Ca dure un moment.
Bien cinq minutes.
Bon.
Un tout petit peu inquiet, je finis par jeter un œil discret et… c’est ça : elle est toujours à croupis.
Bon.
A partir de là elle me jette un regard assassin, finit par se relever sans dire un mot et alors que le jeunot continue à la draguer, elle lui décroche vertement : « t’as rien vu du tout ! »
Lui dit : « comment ça j’ai rien vu ? …
- Tu n’as pas vu ce que je viens de faire. »
Ah.
En fait, madame a pissé.
Si. Comme ça. Au milieu du concert. Madame s’est baissée et madame à pisser. « Madame est servie », quoi.

3. LA BETE

Après ce bref intermède urinaire, les lumières s’éteignent et Iggy « arrive »…
A ce moment là, c’est tout à fait évident : ce type est très calme, tendre comme un agneau et tout à fait sain d’esprit.
L'arrivée de la bête (02)

En fait il ne faut pas longtemps pour se rendre à l’évidence : ce type est perdu pour la nation.

A peine fou comme un camion (ce monsieur, paraît-il, fait du yoga), pas bégueule et presque honnête, il décide assez rapidement – c’est un grand classique Iggyien – d’aller un peu plus haut pour sautiller.

Le sautillement d'Iggy (03)

4. LES BETES

Bien sûr il n’en a pas fallu plus au public pour se lancer de façon très responsable, très mature et très adulte dans une petite danse, nommée « pogo ».
Au bout d’une dizaine de minutes, je m’exclame : « Palsembleu ! Cela suffit ! J’y vais ! »

A l'intérieur du pogo (04)

Je suis dans le pogo.
Hum. Ca bouge.

 

5. RUPTURE D’APPAREIL

Au bout d’un moment, c’était inévitable, mon appareil a été un peu cassé (en fait mon appareil a décidé de se mettre lui aussi au pogo mais il n’a pas de petits bras sur les cotés pour se défendre et il s’est donc fait péter sa gueule) abandonnant ses capacités de filmer et produisant un bruit très joli et tout à fait assourdissant.

La rupture de l'appareil (05)

Pourtant c’est évident, il n’était pas question d’abandonner le refilmage !
Je me décide : objectif photographique tordu ou pas, ça sera donc « opération d’urgence en milieu sauvage ».
Je saisis donc mon appareil et l’informe de ma décision de procéder à une tentative de réparation sur sa personne et lui dit d’une voix autoritaire : « ça ne fera pas mal ».
Je prends mon souffle et, d’un coup sec, tourne l’objectif vers la droite. J’entends « croc ».
Mon appareil remarche.
Mon appareil est un punk.
 
6. N’IMPORTE QUOI, N’IMPORTE OU (OU "L’EXPLOIT")
Alors que je vérifie le re-fonctionnement de mon fier appareil et alors qu’on est de plus en plus pressés comme des sardines atomiques, sur scène Iggy se met à hurler : « We will have a real good taïïïïïme tonaïïïïïïte »…
Et… Je filme… ça!

Ca devient franchement n'importe quoi... (06)


Certes, il faut des explications. Dont acte.

Que s’est-il passé pour en arriver là ?
Alors qu’Iggy continuait à hurler qu’on « allait avoir du bon temps ce soir » et alors que je bataillais avec mon appareil pour  vérifier sa survie, d’un coup et sans prévenir, l’Ig s’est mis à crier : « C’mon motherfuckers ! Get here !! Motherfuckers !!!! Get you ass on stage !! C’mooooooon !!!!! ».
Dans mon souvenir voilà ce qu’il c’est passé : quand Iggy a commencé à faire monter les gens, j’étais assez loin de la scène et je me suis dis : « Pas le choix, faut sauter sur les gens ». J’ai donc profité de mon voisin le plus proche (celui devant) pour utiliser et ruiner ses épaules afin de me mettre au-dessus de la foule (à mon avis c’est la technique consacrée).
Je saute donc sur ce brave monsieur que je ne connais pas, m’agrippe à ses épaules mais rippe… et rate. Je recommence et re-rate.
Et là, je commence à imaginer le désastre, la pire des perspectives : la même chose qu’il y à 3 ans à Paris, où je m’étais pitoyablement fait « casser la gueule » par un service de sécurité des plus cons et des plus paranoïaques et où je n’avais pas pu atteindre la scène. De plus, il y a de plus de gens sur scène et je comprends que c’est maintenant où jamais. Et là, coup de bol extraordinaire, un type derrière moi m’attrape par les tibias et me propulse en avant. Par un miracle inouï, j’arrive à la barrière en fer devant la scène sur un des bonhommes de la sécurité qui, débordé de tous les cotés, hurle « on arrête !!!! » tout en m’agrippant avec la ferme intention de me renvoyer d’où je viens.
Et alors là pas question ! Je m’agrippe donc au cou du type alors qu’un autre à sa droite, qui a l’air beaucoup plus « grand-père-gateau », semble me prendre en pitié.
Comme ce brave monsieur a dû comprendre que je ne lâcherai pas le morceau, il s’est décidé à me tirer par les bras en direction de la scène alors que le 1er m’accrochait les pieds pendant que le reste du service hurlait « on arrête !!! ». Je pense que je devais bourrer copieusement la gueule du type qui me tenait par les jambes à grands coups de pieds car il a fini par me lâcher et j’ai pu me propulser par dessus la tête de mon copain le grand-père !
Arrivé à moitié sur scène, j’ai bien dit à moitié, un troisième type de la sécurité m’a rattrapé par les pieds mais ça n’a pas suffit pour m’arrêter (à moins que ce ne soit celui à qui je venais de ramoner la gueule avec ma « moulinette de pieds »).
Bref, je ne sais pas comment, je me suis retrouvé sur scène avec mon merveilleux appareil en état de marche, trouvant dans le bordel général quelques secondes pour filmer.
 

Après deux chansons passées à faire les Iggys sur scènes, (un des spectateurs ayant trouvé l’idée remarquablement originale de se dévêtir et de présenter son appendice de chaire au public), on s’est retrouvé à nouveau dans la fosse et Iggy a alors décidé de baisser encore un peu plus son pantalon, pour terminer le concert la moitié des fesses à l’air…

Cris et fesses (07)

Manifestement très content, Iggy nous a alors gratifié de quelques « Fuckin’ bonsoir, sons of bitchs ! » et lancé deux rappels (ce qui à ma connaissance est relativement rare).

 

Après…

Rien à redire sur ce concert (peut-être un petit regret qu’il n’ait pas sauté dans la foule ?) : Iggy est décidément le plus grand pour moi et j’avoue que le fait d’être monté sur scène est le truc que j’ai fait dont je suis le plus fier depuis trèèèèès longtemps !

Pour finir cette « review » j’ai juste envie de remettre un petit bout d’interview de ce mois-ci, dans laquelle Iggy a quand même trouvé le moyen de déclarer ceci :

« La dernière fois que j’ai frappé quelqu’un ? Quelque chose plutôt ! Non, je ne suis pas très bon en pugilat. Je ne recule pas, mais je préfère passer ma colère sur des objets que sur des gens. Définitivement…

Non, pour répondre, c’était pendant un festival en Allemagne. Je plonge dans la foule, et voilà qu’un mec en profite pour me tirer ma botte. Je lui ai collé deux ou trois ramponneaux, rien de bien méchant, rien de personnel, juste pour dire :  putain, rends-moi ma botte, Ducon ! »
(dans Rock’n’folk d’août 2005).

Mais il me reste tout de même une question : il était comment avec ses parents quand il était gosse ce type là ?????



 

La vidéo montée et intégrale....
 

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Rédigé par céleste

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Publié le 15 Juillet 2005

IGGGGYYYYY !!!!!!

Je vais voir Iggy !!!!! ça fait au moins trois ans !!!!

 

Petit rappel pour les incultes…

 

Iggy Pop, de son vrai nom James Osterberg, qui se dit lui-même « prolo inspiré par le tumulte des emboutisseuses Ford, les démantèlements live des guitares des Who, et l'exemple X de Jim Morrison », liste à laquelle il faut ajouter la fréquentation des bluesmen obsédés de cul et de drogue, investit le rock à la fin des années 60 en vandale.
Vers 80, on lui attribuait 10 000 «filles», dont une tirée sous nos yeux au sortir d'un concert apocalyptique, en 1981 à Vitrolles.
En dehors de ses attributs génitaux, Iggy s'est taillé une réputation de Nijinski sonique, en développant d'autres talents binaires tels que : aboyer (nu) à quatre pattes par terre I Wanna Be Your Dog, «altérer méthodiquement son métabolisme par une exposition persistante à des doses de décibels intolérables», tenir la gageure de s'infliger «une fracture par jour» entre comas et épilepsie à coups d'overdoses et de tête dans les murs d'enceintes scéniques, se lacérer les seins aux tessons de bouteille, se trancher la jugulaire et finalement se faire interner au détour d'un show mémorable consacré au lancer de poignards sur cibles vivantes : la foule…

Extrait du (mauvais) article de B. Bayon, 23 Juin 2003 Libération.


 

Iggy !!!

 

 

photo de Stéphane Hervé, prise sur le site : http://www.iggy-pop.com/

 

d'autres photos...

iggy 01
iggy 02

iggy 03

iggy 04

iggy 05

 

Mais surtout, je vous ai préparé un petit bijou !

IGGY EN CONCERT !!! (ça ne dure que trois petites minutes... il parait que sur la première partie Iggy s'est carrément pris pour Jésus sur ce coup là - c'est lui qui le dit... faut dire qu'il est vraiment plein d'acide sur la première séquence...)

 

Mercredi 20 Juillet 2005 à Six-fours, Festival « les voix du gaou » !!!!!!!!

 

 

 

Loïc, Cédric ? Aléoniva !!!!

 

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