SOMMAIRE













Nombre de francois sur le blog :   6


Résistez à la crise avec :

Avertissement.




Ici je fais ce que je veux.



En gros, si je veux, je peux te traiter de petite tripe moisie malodorante ou de vaillant chevalier remarquablement bien sapé.

Je peux aussi faire des sauts périlleux arrière doubles et retomber sur mes pieds avec une classe toute mitterandienne sans que personne n'y trouve rien à redire.
Alors fais attention à toi.

Je peux aussi dire :
"Lémuriens, je vous aime, Atlantes, je vous serre dans mes bras*".


* Hamsanda, S. M. (Bourdin, G) : Je suis le messie attendu, l'avatar de synthèse, voici les preuves, Ed. Le Mandarom, La Baume de Castellane, 1990, p. 579.





En gros, c'est moi qui décide quoi.

Note pour plus tard.





(Penser à réchauffer la planète.)



(Penser à refroidir la planète.)

.//..././//.../../.....

La phrase du con du jour :

On voit immédiatement que l’incertitude devant les différentes caractéristiques susceptibles d’être attribuées à l’oeuvre considérée (auteurs, écoles, époques, styles thèmes, etc.) peut être levée par la mise en oeuvre de codes différents, fonctionnant comme systèmes de classement, soit un code proprement artistique, qui, en autorisant le déchiffrement des caractères spécifiquement stylistiques, permet d’assigner l’oeuvre considérée à la classe constituée par l’ensemble des oeuvres d’une époque, d’une société, d’une école ou d’un auteur (« c’est un Cézanne »), soit le code de la vie quotidienne qui, en tant que connaissance préalable des divisions possibles en classe complémentaires de l’univers des signifiants et de l’univers des signifiés et des corrélations entre les divisions de l’un et les divisions de l’autre permet d’assigner la représentation particulière, traitée comme signe, à une classe de signifiants et par là de savoir, grâce aux corrélations avec l’univers des signifiés, que le signifié correspondant appartient à une telle classe de signifiés (« c’est une forêt »).


(C'est qui le con ?
)


BONJOUR.
CA VA ?



Bon, ok, ça c'est fait, maintenant on peut y aller.











Dimanche 1 mars 2009
Un article de photos.

Je suis allé faire des photos aujourd'hui. Au Forum...

Le Forum, c'est le haut lieu moche de Barcelone. Un truc absurde qui a été monté, comme si on montait babylon un jour... Je sais plus où j'ai lu que c'est le plus grand projet urbanistique au monde. Et le plus cher. Ca a couté des millions. Il abrite la plus grande salle de conférences du monde, salle qui est tout le temps vide... Faut voir que c'est pas trois immeubles qu'ils ont construit, mais un quartier tout entier de grattes-ciels, le tout après avoir détruit  "la mina", un ancien quartier gitan.

Au jour d'aujourd'hui y a une drôle d'ambiance, c'est quasiment vide. C'est un gouffre financier. Personne ne veut y habiter, tous les appartements sont en vente et commencent à être squattés.
D'ici quelques années, je pense que ça va ressembler à "Blade runner".


Sin embargo, la ville continue à le vendre comme le truc le plus moderne qui soit et comme une réussite.
Au final je crois que ça ne sert à rien de plus qu'à faire quelques belles photos d'un sujet moche. Une fois de temps en temps.

J'ai refait la mise en page, avec le texte entre les photos.
































Rien de particulier à dire sur celle-là.






















































J'aime bien le lampadaire écorché au premier plan.































En théorie les mouettes se rapprochent de l'immeuble, elles devraient finir par s'y poser.






























































Oui, mais en fait non.






















































La photo est en couleur. C'est l'immeuble qui est noir et blanc.
Je ne savais même pas que c'était possible de faire du noir et blanc dans la réalité.





















































































J'aime beaucoup celle-là. On dirait que les immeubles essaient de se rapprocher.
Je lui donnerais bien "Rencontre de colères" comme titre.
































Bon là y a de l'abus. C'est vraiment grave.
Je ne comprends VRAIMENT pas comment des gens peuvent vouloir vivre dans un truc pareil...
Vraiment ça me dépasse. Bon, je suppose qu'on va encore me traiter de fasciste.






















































J'aime beacoup l'arbre blanc sur le fond noir. L'immeuble du fond est vraiment noir.
Juste en bas, j'ai mis une deuxième photo un peu plus claire pour qu'on voit l'immeuble.
C'est un truc de fou, un immeuble tout noir. Et un arbre mort qui pousse devant...










































































































Je ne sais pas ce que ce penseur fait là.





















































Lui est en vitrine dans une "université de médecine chinoise".





















































Je l'ai prise pour l'immeuble vert en premier plan, j'aimais bien cette tache de couleur au milieu du quartier.




















































Un immeuble moderne qui sort de nulle part au milieu de la vieille rue et qui semble tenir sur rien...






















































Les escaliers déchirés en plastique dans l'immeuble en construction.























Pour le visage au premier plan à droite.


V'la.




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Mercredi 25 février 2009
L'appartement passe à la télé !

Bon, plus exactement, c'est un documentaire sur Daouda, mon collocataire et sur sa peinture.
Il y a aussi Gabriella, une amie à lui, argentine qui est peintre aussi.

Le reportage commence à l'appart et il dure quelque chose comme 6 minutes.


Suffit de cliquer là :

(ou là :http://www.tv3.cat/videos/1019759/Vida-dartista)









C'est passé sur tv3, le programme s'appelle "Tot un mon" ("Tout un monde") et l'émission s'appelle "vie d'artiste".


On y voit Gabriella faire ses "ch" argentins, Daouda ses "quoi" sénégalais et quand à moi, on ne m'y voit pas
faire mes sauts et on ne m'y voit pas être jaloux de ne pas être dans le reportage.


Tout est dans l'ordre quoi.


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Jeudi 19 février 2009
33 donc.
Faut pas rigoler : y a en qui l'ont plutôt mal vécu, notamment des barbus aux cheveux longs.

Bon enfin tout bien considéré, jcrois que jvais m'la jouer profile bas quelques temps, moi hein.


Enfin, heureusement, cette situation me donne quelques nouveaux super pouvoirs.







(Là, on voit françois qui essaie un de ses nouveaux super pouvoirs sur une patiente. C'est assez amusant même si je ne vois pas bien encore à quoi ça sert.)






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Lundi 16 février 2009

Bon,
J’ai craqué. Ca fait des semaines que je m’empêche de faire un article sur Mickael Vendetta, mais là faut que ça sorte.
Je suis un peu désolé pour ceux qui le connaissent déjà, par ma faute ou par la sienne, ça va être redondant pour vous, mais encore une fois, il faut que ça sorte.



QUI EST MICKAEL VENDETTA ?


Mickael Vendetta c’est lui :



Et lui :



















































































QUELLE EST LA PENSEE DE MICKAEL VENDETTA ?


C'est un peu compliqué, parce qu'il pense beaucoup. J'ai regroupé ça sous 6 catégories. Ce sont des citations que j'ai prises sur son site officiel.
 
1. Sur les étudiants et sur l'alcool.
"- Je n’ai pas voulu faire d’étude parce que je considère que c’est trop de gauche."
 
"- Les étudiants boivent de l’alcool. Comment peut-on dire "À ta santé" lorsqu'on trinque avec de l'alcool? Cette phrase est tout ce qu'il y a de plus incohérent et idiot lol. Mais l'expression la plus incohérente reste: "un dernier verre pour la route!", alors que nous savons que l'alcool est l'une des premières causes des accidents mortels sur les routes... Bien sûr, les étudiants de Dauphine sont beaucoup trop préoccupés par leurs études et beaucoup trop formatés par le système scolaire (véritable prison qui encourage l'uniformalisation de la pensée) pour se poser ce genre de questions importantes. Je ne leur en veut pas de tomber dans la pensée commune."
 
2. Sur le sexe et les filles.
"- J'ai un gros appétit sexuel. Ce n'est pas la seule chose grosse chez moi. Les femmes qui l'ont vu pourront vous le confirmer. Je suis parfait. Une fois que je l'ai fait, je me sent bien, le sentiment de l'accomplissement et du travail bien fait."

- A une fille : "quand elles te voient les putes elles savent plus comment s’habiller".
 
3. Sur les autres.
"- Je me demande comment on vous autorise à parler librement alors que vous n'avez lu d'autres livres que des BD à la con ou des romans débiles. Je compte vous faire prendre conscience que vous êtes voués à échouer et à rester en bas de l'échelle sociale. Personnellement, je me flatte d'être aussi intelligent et cultivé. Je suis satisfait d'avoir compris le monde dans lequel je vivais. Mon esprit me sert autant que mon physique, je sais ce que je veux et je l'aurai. Je ne suis pas un simple beau goss; j'ai un cerveau. Je suis votre maître naturel. Si vous deviez être un animal, vous seriez forcément un chien: Vous êtes fidèles (à mon blog) et vous aboyez dès qu'il y a un peu d'animation. Franchement, qu'est ce que vous croyez? Mickael Vendetta fait ce qu'il veut de vous car c'est lui qui vous dresse et vous donne la patée. Maintenant, fermez là."
 
4. Sur son désir d’être acteur de cinéma :

"- J'aime le cinéma parce qu'il procure un divertissement qui développe l'imagination. Certains films comme Fight Club sont recherchés et Rambo sont intéressants et instructifs (...) Je n'aime pas tous les genres de films. J'ai une préférence pour les films d'actions, notamment ceux avec Sylvester Stallone. J'aime la morale de ses films cultes. Rocky représente l'esprit combattif que les gens admirent, le culte du boxeur qui travaille ses muscles et qui se prépare au combat pour remporter la victoire, une récompense méritée.
Ces films sont sains et très utiles pour devenir un Homme de valeur et de principes. Genre, le fait de regarder Rocky te permet d'adopter une certaine sérénité d'esprit et de comprendre beaucoup de notions comme le travail, l'effort et le mérite. C'est le genre de films qui t'empêche de devenir une loque déstructurée qui se drogue ou qui n'a aucune valeurs."
 
5. Sur les gens de gauche :
"- Ces gens n'ont aucun avenir. Comment pourraient-ils réussir leur vie en ayant des idées de gauche? Les gens ambicieux et riches ne sont pas de gauche, car la gauche est synonyme d'échec. Il suffit de voir les têtes de bras cassés qui parlent de socialisme."

"- Tous sont habillés comme des poubelles et rêvent de gagner au lotto. Ces gens sans ambition qui méprisent l'argent alors qu'ils rêvent d'en avoir plus que n'importe qui ne sont que des hypocrites complexés qui font chier les autres. Faut vraiment avoir un problème avec l'argent pour être dénigrer Mickael Vendetta parce qu'il s'habille bien et qu'il vit une vie idyllique."
 
"- À partir de là, comprennez qu'il est parfaitement normal que les gens de droite ne fréquentent pas des endroits de gauche... Les endroits sélectifs sont tellement plus agréables que les endroits publics. J'aime le Fouquet's car on ne rencontre que des gens biens. On retrouve un peu le même état d'esprit que les bonnes boites de nuit: La selection à l'entrée permet de préserver une ambiance saine où l'on ne rencontre que l'élite."
 
"- Olivier Besancenot, je l’aime pas, il dit qu’il est de gauche, mais il est facteur à Neuilly."

6. Sur la politique :
"- Vous n'êtes pas sans savoir que je soutiens notre président, car mes convictions politiques sont celles de la France qui réussit. Je suis d'accord sur bons nombres de points avec Nicolas Sarkozy, notamment sur le principe de la méritocratie."

"- Il est normal de mieux récompenser celui qui travaille plus, que celui qui travaille moins. Je n'arrive pas à comprendre les gens qui défendent le principe de l'égalité. N'ont-ils pas compris que l'égalitarisme était profondément injuste ?"





MICKAEL VENDETTA UN ACTEUR ?

Mickael Vendetta compte bien devenir acteur de cinéma. Afin de pouvoir être repéré par un producteur, il propose déjà des films de sa propre production sur son site officiel.

 

1. « Le vol de sac à main ».

Une fille marche dans la rue sur de la musique rock'n'roll.

Dans ce court métrage, on vole un sac à main.



2. Un autre court métrage.

 

- Un autre court métrage de Mickael Vendetta. Il s’agit de deux « fausses racailles », qui n’ont pas d’argent et qui trouvent une voiture ouverte dans la rue. Les vandales s’installent dans la voiture. Mickael Vendetta rencontre un ami à lui et l’informe qu’il a reçu un appel car une voiture va être volée. Son ami et lui-même partent donc à la recherche de la voiture.

Ils avancent vers la voiture qui va être volée en se cachant derrière d’autres voitures. Il est armé. Les deux jeunes hommes sautent à l’assaut de la voiture et menacent le vandale à l’aide de pistolets et lui demandent… ses papiers (putain ! c’est difficile de pas faire de commentaires quand même !). Bon ensuite, ça devient un peu confus. Mickael pense que le vandale a des complices dans les environs qui vendent de la drogue. Enfin j’ai pas tout compris en fait.



Mickael Vendetta
envoyé par mickavendeta

3. « Le commissaire Jonathan »

 

Mickael Vendetta est en ligne avec sa copine, mais le commissaire Jonathan l’appelle. Il s’agit d’arrêter des drogués. Mickael Vendetta fonce. Bon enfin, avant de foncer, il part se ballade dans les beaux quartiers parisiens et se fait bousculer par un jeune homme à l’allure négligée. Il le remet à sa place. Ensuite Mickael Vendetta rentre dans une maison dans laquelle une grosse voix retentit et dit : « vous avez peur ».

Là, le jeune à l’allure négligée des beaux quartiers est avec un dealer de drogue qui jette sur un lit un sac de farine qui représente la drogue. Mickael étrangle le drogué.

Après ça devient un peu confus.



Mickael Vendetta
envoyé par mickavendeta

4. Mickael Vendetta s’huile le corps.


C’est la vidéo importante.

Mickael Vendetta s’huile le corps avec des petits commentaires incrustés sur l’écran.

Il est écrit :

« Hum. Tu kiffes. »

« Je m’aime. Et je t’emmerde. C’est ça la bogossité ».

« Toi la jolie fille aimerais-tu me croquer mes fesses musclées ? »

Etc.

 





Le Dieu de la bogossité .
envoyé par mickavendetta



Bon comme c'est un peu fatiguant ce travail d’archive, je vais vous laisser avec Mickael Vendetta qui répond à des questions.











Bon, en attendant, moi, comme je suis un raté de gauche, je pense que je vais aller voir ailleurs.


Je vous mets quand même une dernière photo.
Elle est intéressante puisqu'elle date de 2007. Et puis je vous mets le site aussi.


http://mickavendeta.skyrock.com/



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Mardi 20 janvier 2009
Après avoir combattu l'Hydre de Lerne de l'administration pour avoir une copie de ma carte d'identité (rappel : on m'a demandé pas moins de 5 certificats de naissance pour me faire une copie de ma carte d'identité, remontant ainsi deux générations, c'est à dire à peu près jusqu'en 1915...), je suis retourné faire ma demande de carte d'identité.

Ca a donné ça :

"- Bonjour Madame.
- Bonjour Monsieur, c'est pour quoi ?
- Je viens vous amener mon dossier pour refaire ma carte d'identitéquim'aétévolée (de fait, j'arrive avec le dossier rempli - au stylo noir sinon ça marche pas et avec une photo où je souris pas, sinon ça marche pas - je n'invente rien, on a plus le droit de sourrire sur les photos d'identité - -)
- Oui, très bien, donnez-moi ça."

Je donne le dossier. Il ne comporte qu'un seul acte de naissance, le mien, seul et unique.
Je ne remonte pas deux générations pour prouver quoi que ce soit. Je donne mon dossier avec mon acte de naissance, fier devant l'humanité toute entière. Je suis moi, je suis seul face à mon destin, je suis entier.

Elle, très souriante :
" - Mais c'est très bien ça "(ce gros caca ?).

Elle prend le dossier.
J'ai peur, ça va merder, c'est sûr.
Elle s'affaire très vite, elle range le dossier et là... c'est le drâme.

Elle dit :
"- Mais, mais, mais... Monsieur il vous manque une pièce !"

C'est énorme. "Il manque une pièce".
En fait si tu veux il en manque au moins quatre, voire même si on se fie au dernier avis qu'on m'a donné, il manque des pièces qui remontent au siècle dernier, sur deux générations. Enfin il manque quatre certificats de naissance, que je sais même pas si la France en 1915 elle faisait des extraits d'acte de naissance et que même je me demande s'ils sont vraiment nés mes ancêtres, et que même je me demande si la mairie elle a pas brûlé pendant la peste, alors tu vois... Mais bon je ne dis rien.
Je prends l'air ennuyé de fin du monde. Je fronce les sourcils (pas trop, sinon ça fait voyou et après ils vont appeler la police et après je vais aller en prison, faut pas déconner dans ces endroits là) et j'attends.

Au bout d'un moment, ça tombe.

"- Il me faudrait votre certificat de nationalité monsieur."

Connasse.

Je viens demander ma carte d'identité pour pouvoir prouver que je suis français et on me demande un certificat de nationalité.
On me l'avait encore jamais faite celle-là. Pour avoir une carte qui prouve ma nationalité, il faut que je donne un certificat de nationalité. Genre, tu vas au Mc. Do, tu demandes un Hamburguer et là, on te répond : "oui, il me faudrait le Hamburger s'il-vous-plait."

Bon, je ne me démonte pas, je prends mon air de fin-du-monde avec le sourire de Diogène qu'en a rien à foutre parce qu'il est au-dessus des considérations humaines et j'attends.

Et là, miracle : de la compassion ! (c'est pas possible, elle a du lire l'intégrale du Dalaï-Lama ma parole !!!)

Elle me regarde et me dit :
"- Bon. C'est pas une nouvelle carte que vous demandez ? On vous l'a volée votre carte hein ? Vous voulez juste une copie ?"

Moi (complètement sonné) :
"- Mais oui, mais oui ! c'est exactement ça !!! comment vous le savez ??? vous êtes voyante ??? Vous êtes psychanalyste ? Vous lisez dans ma tête ?"

Elle (zen, comme un maitre zen, sage avec une grande barbe de sage) :
"- Bon, monsieur est-ce-que la dernière fois que vous avez fait votre demande de carte d'identité vous l'avez donné ce certificat de nationalité ?"

Moi (incapable de mentir) :
" - Ecoutez, très sincérement, c'était il y a 9 ans alors très sincérement... je sais pas... Bon, maintenant, ce qui est sûr, c'est que j'ai donné TOUS les papiers qu'on a pu me demander à cette époque.
- Je n'en doute pas."

Un moment de silence. J'ai peur. Une mouche vole.
Je reprends, héroïque, seul face à mon destin :
" - Ecoutez, s'il faut que je vous dise que j'ai donné ce certificat pour que vous preniez mon dossier et que vous me fassiez ma carte d'identité, alors je crois que je vais vous dire... oui".

Elle (héroïque, avec l'administration de tout un pays derrière elle prête à la soutenir en cas de défaillance) :
" - Très bien. Vous l'avez donné ce certificat il y a 9 ans ?
" - Heeeeu... Heuuu... (je fais quoi là ?) heuuuuu... heuoui. heuouioui. oui je l'ai donné, ce heeeuuuu certificat... maintenant ça me revient. ouiouioui je l'ai donné. Oui je l'ai donné. Ca c'est sûr. Ah ouiiiiii je l'ai donné.
- Ok. Donnez-moi votre dossier."

Et elle a pris le dossier.
C'est stupéfiant. Je suis stupéfait.
Je ne sais plus quoi penser.


En tout cas, c'est vraiment un truc très relatif la nationalité.





(gravure du 16ém siècle représentant Saint François terrassant l'hydre de Lerne à la mairie.)




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Dimanche 18 janvier 2009

Hum.


Bonne année 2009.

(pour ceux qui ont pas compris, il faut cliquer sur la phrase soulignée).











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Mercredi 3 décembre 2008
Hier – enfin quand je dis « hier », c’est métaphorique, un peu comme quand on dit « 2012 c’est demain, 2012, c’est dans 3 ans » -, hier donc, je me suis fait tout voler. Comme ça d’un coup. Je suis sorti de la voiture, le temps d’aller pisser contre un arbre et de revenir en courant et en 7 minutes, montre en main, le tour était joué : carte grise, permis de circulation, permis de construire, carte de psychologue (tiens je l’avais oubliée celle-là), carte d’identité, permis de conduire, des clopinettes d’euros en liquide – c'est-à-dire suffisamment pour vivre une bonne semaine comme un rat crevé -, carte de sécurité sociale, carte de Catsalut (tu peux pas comprendre, t’es pas catalan et t’as pas la santé), carte d’identité et passeport Grolandais, carte bleue, carte jaune à petit pois et j’en passe et, des meilleures, n’étaient plus de ce monde.

Je ne vais pas raconter ici l’altercation vive et peu glorieuse qu’il y eu entre la vitre du véhicule blindé-rose-fushia au volant duquel j’étais quelques minutes auparavant et la pierre que le malheureux fils de pute, qui a foutu ma journée et mes mois administratifs à suivre en l’air, a jeté dedans, car, en somme, il suffit de retenir l’essentiel : dans l’altercation vive et peu glorieuse entre la pierre et la vitre, la vitre a cédé et s’est fendue, ouvrant ainsi la porte à toutes les fenêtres et à l’envol migratoire tout à fait illégitime de mon sac-à-dos avec toutes les cartes à couleurs qui y étaient.
Bref, « on » a cassé la vitre pour prendre le sac et « on » m’a bien foutu dans la merde. D’ailleurs, si « on » lisait ça, je t’emmerde, mais bien, hein. Tu t’en fous ? Et bien, moi je t’en foutrais. Bref, ne disons pas du mal des voleurs, ce sont des petits êtres fragiles comme les Carla Brunis, naïfs et pervers - comme dirait Arnaud - parfois sans morale et pensant que prendre le sac des autres c’est tout à fait amusant, hein maman? t’as vu je rigole bien. Les voleurs sont nos amis. Et toi aussi Rachid.
Ou pas.

Bon, qu’est-ce-qu’on fait dans ces cas-là ? Et bien, comme tout bon citoyen castré-sur-désir-du-grand-Autre-dans-le-champ-du-symbolique-au-signifiant-du-nom-du-père, on va à la police, on fait sa déclaration de vol (« denuncia » qu’ils disent ici), on y passe la nuit, avec le discours habituel : « tout fout le camp, ma foi, il n’y a plus de saison, il fait froid oui c’est l’hivers, ma pauvre petite dame (je parle de la tarlouze qui servait de policier au guichet) c’est fâcheux, et la pollution qui attaque et les hommes singes qui contre attaquent, fouillalla qu’on est bien peu de choses », etc. Une fois ces singeries finies, on rentre chez soi dans la nuit, bredouille et sans papiers, indigne dans le brouillard de Londres ou Barcelone, tout dépend de la latitude.
 
Mais l’essentiel n’est pas là, l’essentiel est ailleurs, comme la chaussette par ailleurs. L’essentiel est qu’à l’heure qui suit, je n’avais plus de papiers et que quand même, tout hippie que je suis, ça me fout un peu dans la merde. Alors je me suis dit : tiens, je vais bientôt en France, je vais refaire mes papiers là-bas, ça sera plus facile de refaire les papiers là bas, comme ça, pim-pam-poum.
Ahhhh la France… Quel beau pays ! Ses secrétaires, son personnel administratif, ses nabots nerveux et ses fromages...
Ahhhh… Si tu savais. Ahhhh, si tu savais comment je ne suis pas devenu français. Comment ne suis-je pas devenu français donc ? Et bien c’est très facile. Et pour toi aussi Rachid. Je suis allé – tiens toi bien mon cochon, tu vas crier – à la mairie. Un de truc de ouf’. Mais c’est comme ça, j’ai peur de rien, moi j’ai fait le Vietnam.
MAIS SUIS-JE CON ! QUE N’AVAIS-JE PAS FAIT ?
 
On m’a très bien reçu. Avec un petit relan d’idéologie fascisante, mais sinon très bien. Ca a donné à peu prés ça :
« (moi, jovial) Bonjour madame.
- (elle, con comme un balais aigri) Bonjour monsieur c’est pour quoi?
- Voilà, je viens vous voir parce que je voudrais faire une copie de ma carte d’identité.
- Ah bon?
- Oui, je me suis fait volé mon sacàdos avec mes papiers dedans, y a plus rien aidez-moi, je vais mourir (la larme à l’œil).
- Ah? Vous vous êtes fait volé vos papiers? (dit-elle avec un soupçon de soupçon).
- C’est ça, mes papiers je me les suis fait voler.
- Ah bon? Et où donc monsieur? (dit-elle, fier comme un coq sans couille (une poule donc)).
- A Barcelone, madame. Je sais, je sais, n’en dîtes point plus, j’ai ici la déclaration de vol que vous ne manquerez pas de me demander d’ici tantôt.
- A Barcelone? (dit-elle avec un soupçon de j’ai-envie-de-faire-du-tourisme).
- Oui, c’est ça, à Barcelone (dis-je avec un soupçon d’intelligence).
- Mais pourquoi à Barcelone? (dit-elle sans soupçon de rien du tout car de toutes façons elle n’en avait pas la capacité). »
 
La question m’a paru saugrenue mais je m’y attendais un peu. Je m’offusque intérieurement afin que l’on ne voit rien à l’extérieur – et à l’extérieur on ne voit rien, à part mes yeux révulsés et mes oreilles par lesquelles sort de la bave de rage - et je lâche : « comment ça pourquoi à Barcelone? A Barcelone parce que j’étais à Barcelone, voilà tout » et je lui tends ma déclaration de vol. Elle ne considère même pas le bout de torchon fait par le consulat de France que je lui tends et commence à s’affairer à remplir un papier abscon avec des cases à la con, aussi bien le ferait un rongeur très perfectionné.

Et là, c’est le drame.
Au détour d’une case, elle me demande, comme ça, à brûle-pourpoint :
« - Et vous êtes né où?
- A Abidjan.
- C’est où ça?
- C’est en Côte d’Ivoire.
- Ah bon. »
Puis la vie repris son cours normal : elle remplissait maniaquement ses petites cases mesquines avec son petit stylo mesquin et son petit air mesquin et je sifflotais dans la mairie en me curant les ongles.
 
Et là, c’est le drame.
« - Très bien, voilàààà (dit-elle la langue tirée entre les dents). Maintenant il faudra me ramener un extrait d’acte de naissance d’Abidjan, hein. »
Moi : « - De Nantes. »
Elle : « - Non, de Abidjan. Vous êtes né à Abidjan.
- Oui, certes, mais enfin les actes de naissance des français nés à l’étranger, ils se font à Nantes.
- Oui pour les gens nés à l’étranger.
- Oui, c’est ça.
- Ah vous êtes né à l’étranger?
- …
- Vous ne m’avez pas dit que vous… Heu… enfin mais c’est où Abidjan?
- (Interloqué, les yeux complètement estomaqués) Abidjan? C’est en Côte d’Ivoire madame (complètement halluciné, me demandant dans un soupçon d’humanité si c’est de la connerie ou si elle le fait exprès).
- Oui en Côte d’Ivoire d’accord, mais c’est en France quand même non? Vous êtes Français?
- Heu… Je suis Français, oui, mais la Côte d’Ivoire c’est en Afrique. Pas en France.
- Ah ok, mais c’est la France non? (n’imaginant probablement qu’aucun endroit au monde puisse ne pas être la France)
- Mais non! Non. Enfin non. C’est en Afrique. La Côte d’Ivoire c’est en Afrique et Abidjan, c’est en Côte d’Ivoire.
- Mais c’est la France?
- Mais enfin non ce n’est pas la France!!!! Abidjan c’est la Côte d’Ivoire… C’est le temps des colonies dont vous me parlez là… Mais la Côte d’Ivoire c’est comme l’Algérie, le Maroc, la Tunisie… enfin c’est fini les colonies quoi!
- (complètement interloquée) Mais mais mais…
- Enfin madame, je sais pas, mais si vous allez en Côte d’Ivoire dire que c’est la France, faudra vous expliquer quand même…
- Mais heeeeeeuuu!!!! »
 
Elle, visiblement sous le choc – elle vient quand même d’apprendre que la Côte d’Ivoire n’est pas un département français… - elle s’écrit :
« - Oui mais enfin, moi je suis nouvelle, je sais pas tout!
- Non mais vous savez pas tout c’est une chose, mais enfin quand même vous devriez savoir que le seul pays français au monde c’est la France! C’est quand même important de connaître les limites de son pays! A fortiori quand on travaille à la mairie et qu’on remplit des formulaires de cartes d’identité… »
 
Et là elle a crié : « Brigiiiiiiiiiittttttteee!!! Viens, y en a un qui m’embête, viens!!!! »
Et là Brigiiiiiiiiiiiitttttteeee est arrivée, sèche comme un tronc d’arbre pourri et elle a pris les choses en main :
« Bon, c’est quoi le problème? »
Par pure charité chrétienne j’ai retenu un « laisse tomber Brigitte, sans miroir tu trouvera pas » et j’ai dit :
« - Bonjour madame, je viens vous voir parce que je voudrais faire une copie de ma carte d’identité que je me suis faite volée.
- Mais vous êtes né où monsieur? »
… Et sarkomence.
 
Cette fois là c’est allé beaucoup plus loin et au bout de 5 minutes, Brigitte m’a fourni une liste de papiers que je devais produire pour prouver que je suis français.
Bon, jusqu’à mon certificat de naissance je comprenais encore (j’ai quand même réussi à obtenir de le demander au lieu à Nantes et pas à Abidjan, c’était déjà un premier pas), mais alors après, ça c’est sacrément compliqué.
Tout de go elle me demande le certificat de naissance de mon père, de ma mère et pas peu fière et pas prête à s’arrêter en si bon chemin, me demande le certificat de naissance de mon grand-père paternel, et (roulement de tambour) de mon grand-père maternel!
Du grand n’importe quoi.
 
Je me suis senti hu-mi-lié dans mon honneur de Français.
 
J’ai osé demandé des explications et j’ai eu droit à un retentissant : « bon, écoutez monsieur, si vous ne voulez pas être Français, on ne vous retient pas! »
 
J’ai essayé de reprendre mon calme et d’obtenir une explication sur cette salade nauséabonde et la réponse a fusé, éclatante comme un inédit de Frédéric François : c’est comme ça et pas autrement. J’ai dit que je voulais juste savoir pourquoi on me demandait de remonter deux générations pour faire une de copie de carte d’identité, expliquant par l’occasion que j’en avais déjà une et que je ne voulais surtout pas qu’on m’en fasse une seconde, car si je me retrouvais avec deux numéros pour la même personne, ça allait devenir encore plus coton, mais rien n’y a fait : pas d’explication, tu donnes tes actes de naissance de tes ancêtres depuis l’homme de Néandertal où tu seras pas Français, lalala.
Comme j’ai cru comprendre que le problème était de prouver que je suis Français, j’ai dit, condescendant, que j’avais un passeport.
Et ben ça prouve rien du tout!!!!! Lalala.
Alors là, moi je suis sur le cul. J’ai un passeport avec écrit dessus « nationalité française » et ça ne veut rien dire du tout. C’est con, mais pour moi, nationalité française, ça veut dire nationalité française. Enfin moi je comprends ça comme ça en tout cas. C’est même pas une déduction, c’est juste une équivalence. C’est même pas 1+1 = 2, c’est beaucoup plus simple : c’est 1 = 1, nationalité française = nationalité française.

Et ben non.
Non, non, non, mon passeport n’est pas une preuve.
Ok. On se calme. On se reprend.
« - Ok bon (avec le souffle de boxeur qui vient de perdre tous les rounds et qui sait que ça va durer). Mon passeport, c’est un document d’identité?
- (Haussant les épaules) Ben, bien sûr hein! (genre « mais qu’il est con »).
- Mais c’est un document d’identité trèèèèès spécial qui ne prouve pas que je suis français c’est ça?
- Et ben ouais hein.
- Mais quand même, y a quand bien même il y a écrit nationalité française sur ce papier?
- Ah bé ouais hein.
- Ah. Ok. Non moi je vous demande ça, parce que pour passer les frontières, on me demande de prouver ma nationalité et on me demande un  passeport. Et là, comprenez-vous, vous me dîtes que ça ne prouve pas ma nationalité. Au Maroc, ça marche, en Mauritanie ça marche, au Sénégal ça marche, en Espagne, ça marche et en France… non. Avouez quand même que c’est ballot.
- Bon écoutez Monsieur, c’est pas que ça ne marche pas pour passer les frontières, c’est que pour faire carte d’identité il nous faut une preuve valable que vous êtes français.
- Oui. J’ai bien compris. Et donc le passeport français c’est pas une preuve valable que je suis Français?
- Ah bé non hein.
- Mais du coup, vous le donnez à qui ce passeport?
- Ben aux Français, hein.
- Ah bon?
- Ah bé ouais hein.
- Mais il prouve pas qu’on est Français?
- Ah ben si hein.
- Oui. C’est un document d’identité quoi…
- Ah bé ouais hein.
- Ok.
- Ah bé ouais hein.
- Et il faut que je prouve que je suis Français pour faire une copie de ma carte d’identité?
- Ah bé ouais hein.
- Mais le passeport, qui est un document d’identité, qui prouve la nationalité du titulaire, c’est pas une preuve de nationalité?
- Ah bé si hein. Mais pas pour faire une carte d’identité.
- Mais vous demandez quoi pour faire une carte d’identité?
- Ah bé un papier d’identité hein.
- Ah.
- Ah bé ouais hein.
- Non mais parce que là, je comprends pas. Ce document, ce passeport qui me permet de voyager, que je dois produire lors de mes déplacements pour prouver que je suis français, qui est reconnu dans tous les pays du monde ici, en France, qui est le pays qui l’a produit, je peux pas m’en servir comme document d’identité?
- Mais si heuuuuu! Il prouve que vous êtes français mais on peut pas le prendre pour faire votre carte d’identité heeeuuuu!
- Oui, je comprends : parce que pour faire ma carte d’identité vous avez besoin que je prouve que je suis français c’est bien ça?
- (Excédée, l’effort étant visiblement trop lourd pour elle, elle commence à fumer et ça sent le neurone grillé) Mais oui! Bon écoutez, si vous voulez votre carte d’identité, il me faut le certificat de naissance de vos deux grands parents. Ca vous donnera le droit du sol. C’est comme ça et pas autrement.
- … Le droit du sol…
- Ben oui hein, vous êtes né à l’étranger hein…
- … Je pourrais obtenir le droit du sol…
- Oui, même le double droit du sol d’abord.
- Ah le double droit du sol. Parce qu’il pourrait être double le droit?
- Bé oui c’est mieux hein. Avec vos deux grands parents.
- Ah c’est mieux?
- Ah bé oui hein.
- Putain!
- Quoi?
- Mais c’est un hôpital psychiatrique ici ma parole!!! »
 
Enfin, en apparté, le droit du sol, enfin, pardon, le double droit du sol, si j’ai bien compris c’est pour les gens qui vivent en France? Genre on te fait une fleur, tes ancêtres ils sont pas français, mais bon, vu qu’ils squattent depuis 300 ans, on va te faire une fleur. Moi je suis né à Abidjan alors du comprends…

Au bout d’un moment, je demande à la connasse derrière son guichet :
« Mais au fond, vous faîtes quoi? pourquoi vous faîtes ça? vous cherchez quoi? »
Et là, elle prend un air solennel (genre, prenant à témoin le très sain) et me glisse sur le ton de la confidence, limite au creux de l’oreille pour pas qu’on nous entende : « c’est qu’il y a eu beaucoup d’erreurs monsieur. »

J’ai les yeux estomaqués.
Je me reprends.
« - Beaucoup d’erreurs, il y a eu beaucoup d’erreurs… Parce qu’en plus… vous envisagez d’enlever la nationalité des gens? Parce que, bon, si « il y a eu des erreurs », ça veut dire que vous pourriez les corriger ces erreurs et que vous pourriez enlever la nationalité à quelqu’un, c’est bien ça?
- (sur un ton menaçant genre on-m’a-volé-mon-kinder-surprise-à-7-ans-et-demi-et-je-le-ferai-payer-à-la-terre-entière) : Mais bien sûr monsieur ».
 
J’ai renoncé à ma nationalité et je suis parti.
Puis, tout de même par curiosité, je suis allé regarder trois broutilles sur internet et j’ai découvert que aucun des deux grands parents de Sarkozy ne sont nés en France. Et que même que ses parents non plus d’ailleurs. Mais bon, c’est vrai, lui il est né en France, donc on s’en branle.
J’ai découvert aussi que Ségolène et bé elle est née à Dakar. Mais enfin, on s’en fout, tout le monde sait bien que le Sénégal c’est un village dans le Vaucluse.
 
Sinon à titre personnel, je commence sérieusement à penser que moi aussi je vais me présenter en 2012. Histoire de changer la constitution par exemple.

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Lundi 17 novembre 2008
Aujourd'hui Jésus.
Dans tous ses états.


Positif et combatif (1), mais parfois aussi abattu (2) ou rageux (3).
Parfois aussi doutant ou douteux (4), mais finalement toujours complice (5).



1.



























2.


























3.



























4.





























5.
































Mais toujours là, à coté de nous. Toujours prés de nous, toujours à nos cotés.
 

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Jeudi 6 novembre 2008
Quand même, ils sont bizarres ces Américains.


Un jour ils tuent Saddam Hussein, un jour ils poursuivent Osama Ben Laden, et un autre jour ils élisent Barack Hussein Obama





Alors, qu'après on vienne pas me dire que l'inconscient est pas structuré comme un langage !





(bon, et puis par la même, je peux pas m'empêcher une larme d'enthousiasme entre parenthèses : mais quand même c'est chouette la démocratie)



Allez va, ci-joint, une photo du jeune Obama.





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Samedi 4 octobre 2008
Le voilà.


Nous mangions, civilisés au milieu des moustiques. Et puis lui s'est mis à coté de nous pour se lancer de la nourriture dans la bouche en criant.


Sauvage va.


Aussi peut-être des nouvelles bientôt hein. Allez, bises de bison.







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